Concert et prosélytisme aux Pays-Bas - Bir-Hakeim

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Concert et prosélytisme aux Pays-Bas

MEDIATHEQUE
En présence de la Reine des Pays-Bas, le chef d'orchestre musulman vante la beauté de l'islam.
En signe de contestation, les musiciens de l'orchestre néerlandais quittent la scène avec leurs instruments, en silence.

Le 9 mai 2014, l'Orchestre National néerlandais, s'apprêtant à jouer une œuvre de Gustave Mahler devant la reine Béatrix des Pays-Bas, quitte la scène ! La reine Béatrix des Pays-Bas réquente assidûment les concerts. Le chef d'orchestre, qui se trouve être musulman, s'octroie le droit de donner à la Reine une conférence sur la «beauté» de l'IslamLes membres de l'Orchestre en scène effectuent un débrayage immédiat !
Formidable de voir tous ces musiciens qui ont le courage de leurs convictions !

Ces images méritent de faire le tour du monde. Formidable comportement de cet orchestre des Pays-Bas, qui, sous les yeux de sa souveraine, refuse de subir plus longtemps l’insulte orgueilleuse, arrogante et pour tout dire stupide d’un chef prosélyte. Politesse des Rois, qui ne bronchent pas mais n’en pensent pas moins. Cette scène est pour tout dire extraordinaire.




Il n’est pas fréquent de voir à l’oeuvre un chef musulman. Trop d’abîme entre les civilisations. Les passerelles qu’établissent les Asiatiques avec le classique de chez nous sont à priori inconcevables pour les tenants de la musique bitonale répétée ad nauseum. Et pourtant…
Celui-là a donc répété des semaines durant pour la Reine du pays d’accueil. Laquelle est venue honorer son talent, en compagnie de sa Cour.
Le guerrier s’est soudain manifesté. Il avait joué la grande partition de la takkia, à des niveaux culturels élevés. Il avait caressé ses musiciens dans le sens de la corde, comme il le fallait. Il avait en apparence franchi l’océan qui sépare les mondes, pour une sorte de conciliation.
Patatras ! Le discours est sans fioritures, le trait, décoché avec la force de l’arbalète. On est en guerre. Les koufars vont devoir subir l’assaut. Mais voilà, les koufars bataves ne sont pas au gouvernement de la France. Ils décident que ça suffit et, poliment, abandonnent le champ de bataille aux agents de sécurité pertinemment impliqués.
Heureux Néerlandais. Ils sont capables de cette défense instinctive dont nous sommes désormais privés sur ordre de nos naufrageurs. Le chef d’orchestre pourra toujours demander l’asile (politique; il est tout sauf « psychologiquement fragile ») en France. On le lui accordera, avec une possibilité de diriger à Bastille ou à Garnier. Ainsi vont les choses de l’art au pays de Bizet, de Berlioz et de Ravel.

Alain Dubos


COMMENTAIRE

GERVAIS Claude 3/4
Spectaculaire ! Et probant au sein d'un peuple et d'un régime à la réputation particulièrement démocrate. Pas sûr que dans les mêmes circonstances la réaction eût été identique en France. Je suis même à peu près persuadé du contraire : Le chef aurait poursuivi son petit prêche et le reste de l'assistance, orchestre compris aurait patiemment attendu qu'il en ait fini.

 
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