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La faillite de la démocratie

MEDIATHEQUE

La faillite de la démocratie
Par Christian Lambert, ancien ambassadeur de France



(Envoi de Dominique Prot)

ll n'y a rien de plus beau que la démocratie. C'est l'idéal absolu. Le monde entier se veut démocratique. Si vous n'êtes pas démocrate, vous êtes un nazi. Par exemple, le Congo est une république démocratique qui fut dirigée par un grand démocrate: Joseph Désiré Mobutu Sesé Seko Kuku Ngendu Wa Za Banga, ce qui signifie en bantou, comme chacun sait: « Le coq guerrier qui chante victoire » ! Ce coq guerrier fut remplacé par un certain Laurent Désiré Kabila qui, démocratiquement assassiné, fut remplacé par un autre Kabila. Bref, le Congo démocratique, c'est le chaos absolu, des tueries sans fin, la corruption à tous les étages. Le chaos est, d'ailleurs, tel qu'on ne sait plus très bien ce qui s'y passe: c'est une « terra incognita », comme avant la colonisation, mais démocratique.
Un autre pays démocratique est la république démocratique de Corée du Nord, démocratique et populaire à un point tel que la famine socialiste a tué 3 millions de Coréens. Plus des camps de la mort (il faut dire de rééducation), plus une misère générale, sauf pour l'armée communiste casquettée à la soviétique, corrompue - moins cependant que les grands leaders bien-aimés Kim ll-sung, Kim Jong-Il et Kim Jong-un, dont les immenses photos  en couleur, viennent de coûter 22 millions de dollars (que le peuple offre avec un allégresse démocratique à la décoration des murs démocratiques de la Corée du Nord).
Et le Kampuchéa, dont le régime démocratique, a massacré 3 millions de Cambodgiens dans les pires conditions. C'était le Kampuchéa démocratique à haut débit socialiste, avec la protection de la Chine populaire et démocratique, dont les actuels leaders sont les champions du monde toute catégorie de la corruption. Ils ne sont pas millionnaires; ils sont milliardaires en dollars.
Et le printemps arabe, chanté par quelques super intellectuels français, avec en solo la voix de Nicolas Sarkozy, c'est aussi de la démocratie, une démocratie printanière avec un chaos sanglant, des attentats quotidiens, un désordre sans nom, de la Tunisie à l'Irak en passant par l'Egypte, avec arrêt buffet en Libye.
Et en France?
La France est le pays le plus démocratique du monde, avec plus  de 600.000 élus, dont beaucoup sont largement indemnisés avec l'argent des impôts et 326 formations et partis politiques ! Mais je vous rassure tout de suite, sans camps d'extermination. Encore qu'il n'y a pas si longtemps, une bonne partie de l'opinion française était favorable aux camps d'extermination et autres génocides, dès lors qu'ils étaient staliniens. Il existe, d'ailleurs, encore en France un parti communiste qui, actif dans la majorité de gauche, a contribué à l'élection du camarade Hollande - lequel camarade président - a déclaré qu'il nourrissait  la plus « grande considération » pour l'idéologie communiste! N'insistons pas... Il reste que la démocratie française est plu­tôt souriante. Elle est évidemment corrom­pue, mais légalement. Le « Figaro magazi­ne » (qui n'est pas une publication excitée d'extrême droite) donne, dans sa livraison du 15 décembre, un aperçu des « folies de nos élus ».
On a l'embarras du choix. Par exemple, le maire de la petite localité de Saint-Jean Cap-Ferrat dépense plus de 30000 euros par an de restaurant. Le maire de Wasquehal (Nord) dépense, quant à lui, 24500 euros en frais de représentation, dont plus de 13000 euros en restaurant. Cela, bien sûr, chaque année. Mieux encore, en 2010, le maire de la charmante cité médiévale de Guérande a dépensé 162000 euros en frais de réception, dont, note la Cour régionale des comptes, 6 repas à 95 euros le couvert et même 2 à 130 euros. Et pourtant, à Guérande, le homard est moins cher qu'ailleurs. Tout ceci sans parler des voyages d'étude en Thaïlande et à Bali, l'hiver de préférence, et des mairies aux 200 limousines avec chauffeur. Tout cela, bien sûr, avec l'argent de l'impôt, prélevé sur les riches et aussi sur les pauv­res qui sont plus nombreux. Qu'y a-t-il de plus émouvant que de boire, dans un esprit démocratique, une coupe de Champagne à la santé des pauvres... contribuables? Je me permettrai cependant d'ajouter, à ce sujet, que 1000 euros d'impôt, c'est sou­vent pour un modeste contribuable, une cause de soucis et de privations.
Il est bon de savoir encore que le parlement nous coûte 2,4 millions d'euros par jour et que 85% des parlementaires cumulent les mandats.

Alors il ne faut pas s'étonner des sommes faramineuses consacrées à la dépense publique: 1118,7 milliards d'euros par an pour un budget national de 369,2 milliards d'euros. Les dépenses sociales démocratiques absorbent, à elles seules, 45 % de la dépense publique (qui, elle, au total, absorbe 56,3 % du PIB).
Ces 5 dernières années, la dette publique a bondi de 600 milliards d'euros et va s'envoler vers les 100 % du PIB. Il est évident qu'avec une telle politique de gabegie et de démagogie, la France n'a strictement aucune chance de se relever.

Ceci dit, parmi tous les élus, certains sont sérieux, compétents, désintéressés et dévoués. Comme Gilles Carrez, président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, qui vient de déclarer que le cas Depardieu, contraint à l'exil fiscal, masquait la réalité, à savoir ces milliers de Français qui cherchent à échapper à un régime fiscal confiscatoire de type communiste.

Les entreprises de déménagement n'ont plus assez de camions pour la Grande-Bretagne, la Belgique, la Suisse! Alain Juppé, pour sa part, vient de parler de ces jeunes Français de valeur qui, de plus en plus, cherchent à faire carrière à l'étranger. Personnellement, j'en connais 3, diplômés des grandes écoles de commerce et parlant couramment anglais. L'un est en stage à Shanghaï, l'autre à Singapour, le troisième aux États-Unis. « Si vous croyez, m'ont-ils dit, qu'on va travailler jusqu'en juillet de chaque année pour que l'État distribue nos salaires à toute la misère du monde, avec priorité en faveur des envahisseurs, et nous rafler finalement ce qui reste, vous vous trompez. Il n'y a pas que la France socialo-communiste dans le monde... »

Ceci étant, et en théorie pure, la France pourrait, malgré tout, se redresser, mais à une triple condition: baisser immédiatement tous les prélèvements obligatoires de 30 %, laisser les Français travailler en supprimant les 35 heures et les 25 milliards d'euros que la mesure coûte chaque année au budget, mettre fin à l'Etat Providence en réservant la France aux Français et non aux Maghrébins et Arabes de toutes origines, aux Subsahariens (noirs), aux Turcs, aux Yougoslaves, aux Tziganes, aux Chinois, aux Indochinois, Philippins, Bengladeshis, Tamouls, Kanaks, indiens d'Amérique du Sud, Arméniens, Tchétchènes, Géorgiens, Touvatches... 80 % d'entre eux étant « invités », nourris, logés, soignés, et pour beaucoup payés à ne rien faire. Au total, compte tenu des arrivées quoti­diennes, de la démographie tiers-mondiste qui galope, des naturalisations et des dou­bles nationaux, on devrait arriver aujourd'­hui, en France, à quelque 12 millions d'immigrés, au nombre desquels on découvre des Français... de fraîche date.

Ces décisions ne pourraient évidemment être mises en œuvre que par un gouvernement de technocrates compétents et honnêtes, les élus étant momentanément renvoyés chez eux sans indemnité pour réfléchir à la démocratie et à son bilan. On peut aussi ne rien faire. La pauvreté augmentera, comme le nombre des immi­grés - « Mayotte nouveau département musulman de la République française est une porte ouverte à l'immigration africaine, une catastrophe migratoire » écrit le Monde du 28 décembre - la délinquance explosera, comme le chômage, les mosquées se multiplieront. Dans quelques décennies, les Français seront minoritaires en France et, à terme, la
guerre civile ethnique et religieuse fera, outre de nombreuses victimes, d'irréparables destructions.

Christian Lambert










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