Après la bataille... - Bir-Hakeim

Aller au contenu

Menu principal :

Après la bataille...

L'HISTOIRE

Après la bataille…



Bilan de la bataille :
- environ 450 tués et disparus,
- près de 500 blessés et prisonniers.
Alors que la résistance jusqu'au 10 juin avait mis seulement 5% des effectifs hors de combat (moins de 100 tués et 110 blessés), la sortie de vive force porte ces pertes à 25% de la 1ère BFL.
Les pertes infligées à l’ennemi par la 1ère BFL s’élèvent à :
- 51 chars,
- 13 automitrailleuses,
-  7 avions,
- un nombre très important de combattants, bien qu’aucun chiffre officiel
n’ait été publié : un millier d’Allemands et d’Italiens mis hors de
combat constitue sans doute un minimum.
 
…au plan tactique :
Des prisonniers allemands interrogés le 11 juin :
« Des ordres formels nous ont été donnés avant l’assaut du 10 juin : les Français de Bir Hakeim doivent être anéantis jusqu’au dernier, nous a-t-on dit…».
 
Rommel, dans « La guerre sans haine » :
« … Les Français menaçaient nos lignes de communication à partir de Bir Hakeim par de continuels coups de main. Il fallait y mettre fin…. …L’ouvrage fut soumis à de très sévères bombardements d’artillerie et d’aviation, et l’infanterie repartit à l’assaut, sans pouvoir percer… C’était un admirable exploit de la part des défenseurs, qui se trouvaient totalement isolés…».
  
…au plan stratégique…
Sir Winston Churchill, à la Chambre des Communes, le 12 juillet :
« Les Forces Françaises Libres ont résisté avec la plus grande bravoure à Bir Hakeim. En arrêtant pendant quinze jours l’avance allemande, elles permirent de gagner du temps, le temps d’amener des troupes de Palestine et de couvrir l’Egypte…».
 
Maréchal Kesserling :
« Les avions utilisés à Bir Hakeim ont durement manqué à Stalingrad…».
 
…au plan politique :
Général de Gaulle, à la BBC le 11 juin :
« La nation a tressailli de fierté en apprenant ce qu’ont fait ses soldats à Bir Hakeim. Braves et purs enfants de France qui viennent d’écrire avec leur sang une des plus belles pages de gloire !…».
 Général Sir AF Brooke, chef d’état-major impérial :
« De tels exploits prolongent les plus nobles traditions de la France et ne manqueront pas de faire vibrer les cœurs de tous vos compatriotes, bien plus, de tous les peuples libres…».
Bir Hakeim : le symbole d’une France renaissante.
Bir Hakeim a eu un rayonnement considérable dès 1942 et ce nom prestigieux est constamment associé aux plus hautes valeurs de la France combattante :
- Groupes de résistants, maquis du Languedoc, journaux clandestins,…choisissent le nom de Bir Hakeim,
- Sept emblèmes de régiments portent brodé dans leurs plis le nom de Bir Hakeim, parmi lesquels ceux de la 13ème DBLE, du 1er RAMa, du 1er RIMa, du 13ème Régiment du génie et ceux des RIMaP/P à Tahiti et RIMaP/NC à Nouméa,
- Paris rebaptise le Pont de Grenelle et la station de métro Quai de Grenelle, qui prennent le nom de Bir Hakeim. 
- En juillet 1962 la promotion de Saint-Cyr est baptisée Bir Hakeim, alors que le Général Simon commande l’Ecole et que Pierre Messmer est Ministre des Armées…, tous deux anciens de Bir Hakeim.
- Deux autres promotions de Saint-Cyr portent le nom d’officiers ayant servi à Bir Hakeim : Amilakvari (1955) et Brunet de Sairigné (1968).
 
Général Koenig, dans « Bir Hakeim » :
«…Après la bataille, je fus amené à étudier le comportement du Général Rommel. Je ne comprenais pas qu’il se soit acharné contre nous avec un entêtement aussi hargneux….
Finalement, pour avoir voulu remporter un succès tactique contre nous, Rommel perdit, pendant les journées dramatiques du 7 au 10 juin, sa chance réelle d’obtenir une victoire définitive de grande envergure…».
 
« Renard du désert » contre « Vieux lapin ».
 
Le vainqueur :
le « Lion de Bir Hakeim ».
La sortie de vive force a évité aux Français de tomber entre les mains de Rommel, et permettra à la 1ère BFL de poursuivre la lutte, après recomplètement en hommes et en matériels de combat, dont la plus grande partie a été abandonnée sur place.

 
The toll of the battle 

- around 450 killed or missing,
      - close to 500 wounded and taken prisoners.-          
Whilst the resistance up to the 10th June accounts for only 5% of all casualties (less than 100 killed and 110 wounded), the dramatic escape increased the total manpower losses to 25% of 1st BFL strength.             
The Breakout prevented the French from becoming prisoners-of-war and, after rehabilitation in men and equipment, for most of it was left on the position, 1BFL was able to continue to fight. 
 The German and Italian losses inflicted by 1BFL were :
                 - 51 tanks
                 - 13 armoured vehicles
                 -   7 aircraft
                  -  though no figures were officially published, it is thought that, as a minimum,  1000 Germans and Italians were put out of action.
 
 
 
                                                After the battle they said…
 
                 …About the strategy 
Sir Winston Churchill, à la Chambre des Communes, le 12 juillet :
“The Free French Forces have fought with the utmost bravery at Bir Hakeim. For 15 days, they stopped the German offensive allowing us time to bring forces from Palestine and save Egypt…”
 
Maréchal Kesserling :              
“The planes used at Bir Hakeim were sorely missed at Stalingrad… ”
 
               … About the policy
 
Général de Gaulle, à la BBC le 11 juin :       
“The French nation quivered with pride on hearing of their soldiers’ feats at Bir Hakeim.
These brave and honourable children of France who have written one of the most famous pages of glory with their blood.”            
Général Sir AF Brooke, chef d’état-major impérial :
“Such feats follow the most noble traditions for France and will make your countrymen’s hearts, and those of the Free Nations, pound with pride…”
           … About the tactics 
Des prisonniers allemands interrogés le 11 juin       
“We had been given the following express orders  before  the 10th June assault : the French Forces at Bir Hakeim must be destroyed to the last man….” 
In his book ‘War without hatred’ Rommel wrote:
“The French forces threatened our lines of communication with constant raid from Bir Hakeim..We had to put an end to them…
 Their position was heavily shelled and bombed and our infantry made repeated assaults without ever being able to break them…. It was a remarkable exploit from the defenders who found themselves completely isolated…” 
 General Koenig wrote in his book ‘Bir Hakeim’
 “…After the battle, I came to think about Rommel’s attitude. I could not understand why he fought so doggedly because his desire for a tactical success during those dramatic days, the 7th to 10th June, lost him the real chance of a definitive victory on a large scale…”






 
Copyright 2015. All rights reserved.
Retourner au contenu | Retourner au menu