Boyer - Bir-Hakeim

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Boyer

IN MEMORIAM

Adieux à Jean-Pierre BOYER


Jean Pierre ,

Il y a 10 jours, nous étions à la même table, assis face à face, pour la commémoration de la bataille d’Austerlitz, fête des Saints Cyriens. Certes tu étais fatigué, mais rien ne laissait supposer une disparition aussi soudaine.

Suivant l’exemple de ton père pour lequel tu avais une grande admiration, tu rêvais, étant jeune, de servir dans la garde républicaine et plus particulièrement au Régiment de cavalerie. Tu réaliseras ce rêve en commandant cette prestigieux unité, mais ton père, décédé peu avant n’aura pas eu la joie de voir ta réussite professionnelle.

Après de brillantes études secondaires et supérieures, tu réussis à 19 ans, le concours d’entrée à l’École Spéciale Militaire de St CYR que tu intègres en 1961 avec la promotion BIR HAKEIM. Tes camarades de section apprécieront ta discrétion, ton esprit de camaraderie, ton sens du devoir et ta volonté opiniâtre à surmonter les obstacles pour atteindre les objectifs que tu t’étais fixés.

A la sortie de St CYR, tu choisis l’Artillerie Métropolitaine et après l’école d’application tu rejoins à SUIPPES, le 15ème  RALD. Mais visant toujours le même but tu n’y resteras pas longtemps car tu présenteras et réussiras le concours des officiers de la Gendarmerie.1er pallier de ton plan.

A la sortie de l’école de MELUN tu es affecté au 18ème groupement de gendarmerie mobile à VOUZIERS, mais dés 1968 tu réussis à rejoindre la Garde Républicaine, deuxième pallier de ton plan. Tu y resteras 5 ans.

Promu capitaine, tu es désigné en 1973 pour commander la compagnie de gendarmerie de PONT L’ÉVÊQUE. Dès la fin de ton temps de commandement, tu retournes à la garde où tu serviras jusqu’en 1980, date à laquelle tu es promu Chef d’Escadron et affecté à la Légion de Gendarmerie de PACA comme Commandant du groupement de gendarmerie Mobile de HYÈRES. Pendant cette affectation, tu feras de nombreuses interventions en CORSE, pour le maintien de l’ordre.

En 1984 tu es désigné pour servir comme observateur au LIBAN où ta conduite te vaudra une citation et l’attribution de la croix de la valeur militaire.

Au retour du Liban, tu es affecté à la Légion de Gendarmerie de Rhône Alpes comme officier d’Etat Major, avant de retourner à la Garde Républicaine comme commandant en second, puis commandant du Régiment de Cavalerie. 3ème  pallier de ton plan.

Tu laisseras aux personnels de ce Régiment le souvenir d’un grand Chef de Corps. Spécialiste du cheval, ta passion, tu étais un excellent cavalier et chose rare, tu étais devenu expert pour l’achat des chevaux de la Garde (une cinquantaine par an en moyenne).La qualité de ton jugement dans ce domaine faisait l’admiration des vétérinaires et des cadres de la Garde. Ton expérience a permis l’élaboration de textes réglementaires concernant tant les hommes que les chevaux. Ton action et l’intérêt que tu portais à tes hommes ont permis des réformes concernant les personnels, visant à améliorer le niveau moyen individuel et la cohésion des unités.

Tes qualités d’homme et de chef à ce poste important étaient unanimement reconnues par ceux qui te côtoyaient et qui te portaient estime et respect.

Après la Garde Républicaine, tu serviras encore comme Chef d’Etat Major à BORDEAUX, puis comme Commandant de la Légion de Gendarmerie de RENNES.

Ta carrière exemplaire était récompensée par une promotion au grade de Général de Brigade et par celle d’Officier de la Légion d’Honneur.

Au moment de la retraite, tu décidais de te retirer à CAMPOUSSY pour améliorer la maison à laquelle tu tenais tant. Ton état de santé nous préoccupait, mais il ne t’empêchait pas de rester fidèle à la famille St Cyrienne et en particulier à notre promotion Bir Hakeim dont tu partageais les activités.

Jean Pierre, tes camarades de promotion, dont certains sont venus de fort loin,les St Cyriens des PO, les membres de la Légion d’Honneur, du l’ONM, tes camarades de la Gendarmerie Nationale, les Anciens Combattants et tous tes amis te disent un dernier Adieu. Repose en paix.

                                                                                                     Marcel STANGHELLINI


                                                          CAMPOUSSI le 16 mars 2008


 
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