Cordonnier - Bir-Hakeim

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Cordonnier

IN MEMORIAM

Adieux à Alain Cordonnier



Mardi, 17 février 2009

                      Alain,

           Nous connaissons ton attachement à notre promotion Bir-Hakeim et aussi ta grande discrétion. En ce jour où tu rejoins le Père, je veux te dire notre affection et notre respect.

           Comme toute vie, la tienne a été marquée de joies et de souffrances, de séparations temporaires ou définitives douloureuses et, trop tôt, de soucis physiques graves. Au gré du temps, nous avons pu partager ces moments.

           Notre année de Corniche, passée ensemble à Stanislas alors qu'après un an, tu venais d'apprendre que l' École de l' Air te serait fermée pour un problème oculaire. Tu vas retrouver nos chers monsieur Rudier et monsieur Giroux que tu imitais si bien.

           Puis nos deux années à Coëtquidan où nous avons été "instruits pour vaincre", et, en premier lieu, à nous vaincre nous-même. Tu appréciais notre commandant de compagnie, le Capitaine Hème de Lacotte et ton vorace, le lieutenant Cottereau et je sais que c'était réciproque.

           L' École d' Application de l'Artillerie à Châlons-sur-Marne à l'époque, avec quelques journées dans la boue ou la poussière des camps et nos retours à Paris à bord de ta deux chevaux ou de ma vieille Vedette.

           La joie de nos mariages dont nous fûmes témoins réciproques et les naissances de nos deux aînées, Anne et Laure.

           Puis vint le premier accident après trois ans de séjour en Allemagne, au 32ème Régiment d' Artillerie. C' est ainsi que, venant de Nîmes, je passai te voir au plateau d' Assy dans l' hiver 1968. Tu nous donnas déjà, alors, un exemple de courage et d' espérance.

           Ton admission dans l' Intendance te permit de reprendre une pleine activité et avec Florence, Vous avez repris le rythme des mutations : Nantes, Metz, Paris, tout en portant une particulière attention à l'éducation de Laure, Anne-France et Claire.

           Enfin, vint l'heure de la retraite et le retour à Châlons-en-Champagne avec la joie de vous retrouver le plus souvent possible en famille et d'accueillir vos six petits-enfants.

           Malgré de nouveaux soucis de santé, tu continuais d'être présent à tous et t'engageais au service de ta paroisse et du diocèse et ne te plaignais jamais. Ne pouvant plus participer aux activités de notre promotion, tu me disais toujours ton regret et me faisais part de tes pensées pour tous nos camarades.

          Ces derniers mois, tu nous as encore donné des preuves immenses d'une courageuse lucidité et un éclairage ô combien serein sur notre destinée terrestre. Je sais que Florence et toute ta famille puise le courage qui leur est nécessaire aujourd'hui à la même Source et tu y es pour beaucoup.

           Mon cher Alain, même si tu ne le cherchais pas, tu restes un exemple de fidélité, d'abnégation et d'amour de tous les instants; un modèle de Foi, d' Espérance et de Charité.

Nous te disons adieu avec un grand merci… A Dieu.


 
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