Général Jean SIMON - Bir-Hakeim

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Général Jean SIMON

MEDIATHEQUE




La carrière du Général Jean Simon
(extrait de Wikipedia)


COMPAGNONS DE LA LIBÉRATION


Jean Simon (né le 30 avril 1912 à Brest et mort le 28 septembre 2003 à Cherbourg) est un officier général de l'armée de Terre française (général de division ayant rang et appellation de général d'armée) et notamment de la Légion étrangère de 1940 à 1961.

Issu d'une famille de fonctionnaires, Jean Simon fait ses études au Prytanée Miltaire, puis au lycée Saint-Louis à Paris. Admis à Saint-Cyr en 1933, sous-lieutenant au 1er RTS, désirant vivement servir en région saharienne, il suit le cours des Affaires Politiques et Musulmanes de Mauritanie et effectue un travail important sur les nomades Regueibat.
Affecté en Mauritanie en 1937, il prend le commandant de la subdivision de Tichitt et exerce des fonctions politiques et administratives. A la mobilisation de 1939, il commence la guerre au 42ème BMM. Début janvier 1940, le lieutenant Simon est volontaire pour servir en qualité d'observateur en avion et suit le cours d'observateur avion à Tours. Il retrouve à cette occasion son ami Fred Scamaroni et se lie d'amitié avec le sous-lieutenant Pierre Messmer.
Refusant l'armistice, il rejoint Marseille, où tous deux participent avec le commandant Vuillemin à la prise d'un bateau italien. Arrivé à Liverpool dès juillet 1940, son engagement aux Forces Françaises Libres sera homologué à compter du 26 juin 1940, date de son arrivée à Gibraltar.

A Londres, Jean Simon est présenté au général de Gaulle et est rapidement affecté à la 13ème Demi-Brigade de Légion Etrangère. Il sert, comme chef de section, sous les ordres du capitaine Dimitri Amilakvari à la Compagnie de mitrailleuses et d'engins. Il participe dès lors à la longue et glorieuse épopée, jalonnée de faits d'armes, de la 13e DBLE. Dakar et, après l'échec de cette tentative de ralliement de l'Afrique Occidentale Française, il rejoint Douala, au Cameroun, le 10 octobre 1940, puis participe aux opérations du Gabon, et à toute la campagne d'Erythrée. En mars 1941, chargé de faire sauter la voie ferrée entre Cheren et Asmara, il dirige une patrouille profonde à l'intérieur des lignes ennemies et recueille ainsi des renseignements de première importance. Le lieutenant Simon est cité à l'Ordre de l'Armée pour ses exceptionnelles qualités de chef de groupe franc et «mention in dispatch» par le commandement britannique. Cité à nouveau, en avril, lors de la prise de Massaouah, il est fait Compagnon de la Libération.
Pendant la douloureuse campagne de Syrie, commandant de compagnie, il sera blessé le 21 juin 1941 à Kaden, dans les jardins de la Goutta à proximité de Damas. Il perdra son oeil droit et sera évacué sur Deraa, puis de là sur Nazareth, Jérusalem et Bethléem où il passera sa convalescence.
Le 25 juin 1941, il est promu capitaine puis combat à la bataille de Bir Hakeim et à la campagne de Tunisie en 1943. En juillet 1943, Simon prend part à la Campagne d'Italie où il est promu chef de bataillon.
Promu capitaine le 26 juin, il prend ensuite une part active à la campagne de Libye comme commandant d'une compagnie et sert pendant toute cette période sous les ordres du général Koenig. Le capitaine Simon est le premier officier de la Brigade appelé à commander une jock-column, unité légère motorisée effectuant des raids dans la profondeur du dispositif ennemi. 

Il sert ensuite au quartier général de la 1re Division Française libre puis au cabinet militaire du général de Gaulle. Le 24 mars 1947, il est promu lieutenant-colonel et prend le commandement du 3e Régiment Etranger d'Infanterie en Indochine. En 1949, il est affecté à la 9e compagnie de passage de la Légion étrangère de Saïgon.

À son retour en France, il sert à la Section Technique de l'Armée de Terre puis étudie à l'école supérieure de guerre. Le 1er juillet 1952, il est promu colonel et affecté à l'État-major des armées. En 1956, il sert à l'état-major particulier du ministère de la défense.

En 1957, il est attaché militaire à l'ambassade de France à Londres. Le 1er juillet 1960, il est nommé général de brigade, adjoint au général commandant la région territoriale et le corps d'armée d'Alger.

En 1961, il prend le commandement de la 27e Division d'Infanterie de Montagne et la zone est-algérois. En 1962, il prend le commandement de la 29e Division d'Infanterie et la zone centre-oranais ainsi que l'École spéciale militaire et l'École militaire interarmes.

Le 1er avril 1964, il est promu général de corps d'armée et gouverneur militaire de Lyon et commandant de la Ve Région militaire, de 1967 à 1969, commandant du Premier corps d'armée.

En 1968, il est membre du Conseil supérieur de l'armée de Terre, puis inspecteur général de l'armée de Terre en 1969. Le 1er avril, il est promu au rang de général d'armée.

En 1972, il est administrateur de la Croix-Rouge française.

Le 30 avril 1973, il fait valoir ses droits à la retraite. Il est secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale de 1973 à 1977.

Membre du Conseil de l'Ordre de la Libération depuis juin 1969, il est choisi par ses pairs comme chancelier de l'ordre de la Libération en septembre 1978 pour 4 ans et réélu en 1982, 1986, 1990, 1994 et 1998. Il est également président de l'Association des Français libres de 1978 à 2000, puis, après la sublimation de l'association, président de la Fondation de la France libre de 2000 à 2003. Il est également président de l’Institut Charles-de-Gaulle de 1995 à 1997. Alain de Boissieu lui a succédé comme chancelier de l'ordre de la Libération, Pierre Messmer comme président de la Fondation de la France libre.

La 190e promotion de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr, la promotion Général Simon (2003-2006), porte son nom.

Le général Jean Simon raconte comment, avec son ami Pierre Messmer, Ils ont détourné un navire italien de 8000 tonnes chargé de matériel de guerre et de munitions vers l'Angleterre
 
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