Général Vanbremeersch - Bir-Hakeim

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Général Vanbremeersch

IN MEMORIAM

LE GÉNÉRAL VANBREMEERSCH NOUS A QUITTES 

  

Le général d'armée Claude Vanbremeersch, mort le 10 février 1981, a été conduit à sa dernière demeure le 16 février 1981, à Vitry-les-Cluny (71). 
Au matin du 16 février, une cérémonie religieuse a été célébrée en l'église Saint-Louis des Invalides.  L'homélie a été prononcée par monseigneur Yelly, vicaire aux armées, en présence du chef de l'Etat, monsieur Valéry Giscard d'Estaing, et de madame, du Premier ministre et de madame, du ministre de la Défense et de madame, de nombreux membres du Gouvernement, du général Lacaze, chef d'état-major des armées, des trois chefs d'état-major et du directeur de la gendarmerie, du général de Barry, commandant la première armée, du général de Montaudouin, chef de l'état-major particulier du président de la République, et devant une foule nombreuse et recueillie.  
Cette cérémonie était suivie d'une prise d'armes dans la cour d"Honneur des Invalides où des détachements des trois armées et de la gendarmerie ont rendu les honneurs, en particulier le 27ème  B.C.A., le 35ème  R.I. et le premier bataillon de l'E.S.M. que le général Vanbremeersch avait eu l'honneur de commander.
 
Monsieur Galley, ministre de la Défense, a salué le courage et les qualités humaines du général Vanbremeersch dans une allocution dont voici des extraits :
., Lorsque le 3 février, monsieur le président de la République vous remettait personnellement l'ordre du jour qui marquait la cessation, à votre demande, de vos fonctions de chef d'état-major des armées, monsieur le président de la République, madame Valéry Giscard d'Estaing, monsieur le Premier ministre, nous tous qui vous entourons, une dernière fois nous gardions encore l'espoir que dans le combat que vous livriez contre la mort, un rétablissement, fut-il provisoire, vous serait accordé. 
Pour vous même, pour votre famille, pour vos amis, pour tous ceux qui vous ont connu et aimé, nous espérions que vous sortiriez vainqueur de cette bataille, habitués que nous avions été, durant ces quarante années passées au service de la France, de vous voir toujours et partout "gagner". 
Mais vous aviez vraiment servi jusqu'à la limite de vos forces, montrant ainsi ce dont est capable un officier exemplaire dont le courage a été durant toute sa vie exalté par sa valeur morale. 
Votre abord accueillant et votre sérénité cachaient, nous le voyons encore mieux aujourd'hui, une grande énergie, un désintéressement soutenu-par la foi, une disponibilité totale ... 
... Sachant placer l'intérêt général au-dessus de tout les particularismes, exigeant pour vous-même et sachant éveiller chez tous ceux qui vous approchaient le souci de se dépasser, vous nous avez donné jusqu'à la limite de vos forces un exemple qui s'impose à tous.
Votre générosité naturelle de caractère, le faisceau des dons de toute nature qui étaient les vôtres, vous valaient l'adhésion enthousiaste de vos soldats.  Cette haute valeur morale qui a rayonné autour de vous partout où vous êtes passé, vous l'aviez puisée dès votre plus jeune âge dans une solide tradition familiale.  Plus tard votre épouse, votre famille, vous ont apporté soutien et réconfort lorsque vinrent pour vous les temps difficiles.  
Mon général, pour nous qui vous avons approché, vous n'avez pas été seulement un de nos grands chefs militaires.  Vous nous avez fait part de vos certitudes, de vos connaissances, de vos convictions.  Vous nous avez donné le modèle du service accompli jusqu'au bout, quoiqu'il puisse en coûter.  
Ces qualités, cette force qui émanait de vous, cette sérénité que l'on trouvait dans votre regard reposaient nous le savions sur une foi vivante.  Foi en Dieu, foi en l'homme, amour de notre pays, voilà les chemins par lesquels vous avez fait partager votre espérance.  
   De votre vie, de votre mort, nous garderons le Souvenir d'un soldat fidèle et courageux, d'un officier-complet, d'un chef respecté et aimé.
                 
Madame, 
Alors que les plus hautes autorités civiles et militaires de l'Etat sont rassemblées pour rendre un ultime hommage à votre mari, je veux vous renouveler, ainsi qu'à tous les membres de votre famille, les très vives condoléances du Gouvernement de la République qui perd, avec le général Vanbremeeresch, un officier prestigieux dont toute la vie a été vouée au service de la France et des armées.

Monsieur Robert Galley, ministre de la Défense.



La Promotion Bir-Hakeim avait, dès le II février, envoyé à Madame Vanbremeersch le télégramme suivant : 
" L'ensemble des officiers de la promotion Bir Hakeim s'associe à votre douleur ainsi qu'à celle de votre famille et vous prie de trouver dans ces quelques mots le témoignage de la considération qu'ils ne cesseront de porter à celui qui fut leur premier chef militaire".


 
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