Helluy - Bir-Hakeim

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Helluy

IN MEMORIAM

A HELLUY



Madame,
La promotion Bir-Hakeim de Saint-Cyr (1961-1963), vous présente, ainsi qu’à votre  famille, ses très vives condoléances.

Charles,
                                                    
                        Tu es parti en nous prenant par surprise. Nous sommes venus te rendre hommage, en souvenir des deux années que nous avons passées ensemble dans la lande bretonne.

                       Ancien Enfant de Troupe, tu es entré en 1953 à l’Ecole Militaire Préparatoire d’AIX EN PROVENCE où tu fais ta scolarité jusqu’en « terminale », puis tu pars à LA FLECHE, pour préparer SAINT-CYR que tu intègres en 1961, en même temps que moi. Nous avons été affectés à la même section où nous avons partagé la même chambrée. Tu étais le « cosaque », le maladroit de la section, celui à qui il arrivait toujours quelque chose. Cela évidemment nous réjouissait et apportait un peu de gaîté dans l’ambiance souvent austère du « bahut » .Au demeurant, tu étais un très bon camarade, enjoué et d’humeur égale. Je ne me souviens pas t’avoir jamais entendu te plaindre. Tu avais toujours l’air étonné de ce qu’il t’arrivait, de ce qu’il se passait autour de toi.

                      Et puis, ce fut ANGERS, l’École d’Application du Génie que nous avions choisie. Nous n’étions pas dans la même brigade. Je venais de me marier. En dehors de l’instruction, je ne partageais plus la vie de mes camarades, et donc, nous n’avions plus tellement l’occasion de nous voir.

                     En fin d’année, lors de l’ « amphi garnison », tu as choisi le 34éme Régiment du Génie à SARREBOURG, moi, le 2éme à METZ où tu as été muté en 1967, peut-être en 68. Nous nous y sommes peu côtoyés, pris chacun par nos activités dans nos compagnies respectives ; de plus, mes missions me tenaient éloigné du régiment la moitié du temps.

                     Cependant un jour, tu m’annonces que tu es désigné pour encadrer un stage commando au CEC de GIVET. Je m’entends encore te dire : « Surtout « Joyce », c’est le surnom que nous t’avions donné à Coët, ne te casse pas un membre ». Quelques jours après le début du stage ; tu rejoignais METZ avec une jambe dans le plâtre !!!

                     Pardon Charles de t’avoir porté la « guigne » !

                     A l’automne 1968, je suis parti en stage à VERSAILLES pour 18 mois. Nous ne nous sommes plus revus jusqu’à ce 9 juin 2009 quand, pour les camarades de la Bir-Hakeim du Grand-Est, tu avais organisé une journée de retrouvailles à STRASBOURG : repas dans un restaurant surplombant l’ILL, visite de la « Petite France » au cours de laquelle tu nous servis de guide avec compétence.

                        Nous savions, qu’après avoir quitté le service, tu avais fait une nouvelle carrière dans la préfectorale, et pour ce qui me concerne, c’est tout ce que j’en sais.

                    Tu es parti  pour ton dernier voyage.

                    Quand tu arriveras auprès du Père, salue pour nous, tous les camarades qui t’ont précédé. Ils sont déjà nombreux. Nous savons, et c’est notre espérance, que nous nous retrouverons, comme nous en avons reçu la promesse.

                    Adieu Charles.


 
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