Jacquet - Bir-Hakeim

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Jacquet

IN MEMORIAM

A  JACQUET


                                                                                          Cher Claude, notre cher Camarade,  

  Parmi les traits qui caractérisaient tes propos ou tes conversations, la concision, la brièveté étaient, sans conteste, les plus frappants et, ce matin, en cette triste circonstance , tu aurais peut-être souhaité voir s’instaurer le même esprit ; c’est donc aussi bien à l’ancien et brillant élève du Prytanée national militaire de La Flèche,  au Saint-cyrien de la promotion Bir-Hakeim, au précieux collaborateur de la Société d’entraide de la Légion d’Honneur et, plus modestement, au camarade fidèle adepte des marches hebdomadaires, que je voudrais,  très simplement, au nom de tous tes amis, t’adresser ce dernier, cet ultime message d’amitié.

Comme vient de le souligner l’officiant, de génération en génération , dans la famille Jacquet et jusque dans la belle famille un pacte virtuel semble prédestiner tout un chacun à servir dans la Gendarmerie ; tu n’as pas dérogé à la tradition ; cette prestigieuse institution ne pouvait manquer de te marquer de son sceau si particulier : rectitude et sens du devoir, efficacité et altruisme, sans omettre cette touche de modestie et de distinction de bon aloi.

L’ensemble de ces belles qualités, nous qui avons eu la chance de te côtoyer si souvent, nous les retrouvions, avec quel bonheur, réunis en ta personne, cher Claude ; comme  l’écrivait , les jours derniers l’un de nos camarade, nous garderons toujours l’image d’un ami discret, mais toujours très présent, dont les yeux débordaient de franchise, d’honnêteté, d’humour aussi,  et de gentillesse.

A l’heure où le bénévolat peine parfois à susciter des vocations, ton engagement sans réserve pour la cause de le Légion d’Honneur faisait l’admiration de tous tes collègues ; sans aucune ostentation, sans effets inutiles, tu labourais ton sillon, tu oeuvrais en profondeur ; toi, d’un naturel plutôt réservé et toujours pressé d’aller directement à l’essentiel, tu savais soudain, au chevet d’un cas social délicat, te transformer et déployer des trésors de patience , d’affabilité , de compassion  et une grande réceptivité à la détresse humaine ; tes administrés y étaient très sensibles ; aujourd’hui, ils te pleurent avec nous.

Sur un plan plus personnel, comment ne pas évoquer cette forme peu courante de courage intellectuel dont tu savais faire preuve dans des circonstances très particulières, avec une fermeté appuyée et un sens rare de l’opportunité, fût-ce à contre-courant de thèses plus ou moins officielles ou de certaines idées généralement reçues ; plusieurs d’entre nous , ici présents, se remémorent et peuvent en porter témoignage.

Courage encore dans l’adversité, dans la lutte contre ce mal implacable dont nous percevions bien ,depuis longtemps déjà ,que tu le ressentais comme inéluctable, tout en ayant le souci de n’en rien laisser paraître, par égard pour tes proches, par égard pour tes amis…

Est-il besoin de vous dire, chère Françoise, à vous-même et à votre famille toute entière, la part que nous prenons à votre immense chagrin, un chagrin à la mesure même du grand bonheur d’avoir connu et aimé, comme époux, comme père, grand-père ou parent, un homme de la trempe de Claude ;soyez lui reconnaissants, comme nous le sommes nous-mêmes, comme nous le serons, dorénavant et affectueusement, à vos côtés. Merci, grand  merci , Claude, adieu, cher camarade.

Lundi 9 juillet 2007 -  

Général (2S) F.Prigent

promotion « Rhin et Danube » 1947-49,

Président du Comité de Tours Nord de la Société d’entraide des membres de la Légion d’Honneur.


 
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