La 13ème DBLE - Bir-Hakeim

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La 13ème DBLE

L'HISTOIRE

La 13ème DBLE à BIR HAKEIM












Depuis  février 1941, Bir Hakeim , situé à 60 Km des mers, est devenu un petit fortin, dans cet endroit des plus chauds de la planète, les légionnaires de la 13ème DBLE ont une mission, harceler l'armée de Rommel.
Bir Hakeim étant la plaque tournante de l'Egypte, les Français doivent contrecarrer les plans du Renard du désert qui veut rejoindre Tobrouk, et donc protéger ce point d'appui.
Sur un périmètre de 17 km, le fortin sera protégé, barbelés et plus de 50 000 mines retiendront l'ennemi.  Au nord du fortin arabe, quelques trois kilomètres plus loin, de vieilles citernes ensablées, représentent deux monticules  qui seront appelés "les mamelles".
Les hommes à l'intérieur du fortin s'enterrent, les sacs de sable consolident les tranchées.
3500 hommes commandés par le Général Koenig:
2 bataillons de la  13eme DBLE, sous les ordres du Lieutenant-Colonel Amilakvari, , le 2/13 défendra la position est, le 3/13 sera en réserve.
Une demie-brigade de la coloniale, un bataillon de fusilliers marins, un bataillon d'infanterie coloniale et un régiment d'artillerie coloniale constitueront le reste de la force française.






Le 26 mai à l'aube, Rommel lance l'attaque, bombardement des aérodromes anglais, 24 avions seront détruits au sol, les italiens eux lancent leur attaque à 14 heures au nord vers Gazala. c'est un succès pour l'ennemi.
Bir-Hakeim est prêt et attend d'un moment à l'autre l'arrivée massive des Allemands, pourtant ce sont les italiens qui en prennent l'initiative le 27 mai vers 9 heures du matin.




P40 italien


80 chars de leur division "Ariete" se jettent dans la gueule des "loups" qui ont ordre de ne rien faire sinon d'assister au spectacle. 18 chars détruits par les mines et les canons, seuls 6 réussiront à passer le sol miné, les légionnaires attaqueront à la grenade, aux bouteilles d'essence, certains monteront sur les chars, profitant des trous de visées pour tirer.
Le Colonel italien adopte le repli  voyant le bilan catastrophique de sa première attaque: 32 chars hors combat, camions de ravitaillement aux mains de la Légion et un 100 hommes avec leur Colonel.
Pour la garnison, la victoire est proche, mais les Allemands ne s'en tiennet pas là, Bir Hakeim doit sauter coûte que coûte.
Après avoir capturé une brigade anglaise à Sidi Muftah, Rommel essaye la tactique de dissuasion et envoie , le 2 juin , deux officiers italiens porteurs du drapeau blanc des parlementaires.
Le message est des plus simples... Se rendre!

" Il n'est pas question! pas question de rendre cette position" répondra le Général Koenig  et de suite il fera parvenir un message à toutes les unités disant ceci: "Le Général Rommel nous a demandé de capituler en nous menaçant d'extermination, le Général Koenig a refusé, faites votre devoir."
Suite à la réponse donnée, Rommel fera tirer les canons de 105 aux approches de midi mais ne lancera pas l'attaque , l'image des italiens étant encore trop fraîche.




Ultimatum du Général Rommel


Le 3 juin, le général allemand récidive dans un message tenu par deux soldats anglais prisonniers, porteurs du drapeau blanc disant cette fois :

" Aux troupes de Bir Hakeim, toute résistance ultérieure conduirait à une effusion de sang inutile. Elle vous vaudrait le même sort que celui des deux brigades anglaises de Gott-el-Oualeb qui ont été anéanties avant-hier. Nous suspendrons le combat dès que vous hisserez le drapeau blanc et viendrez à nous sans armes, signé Rommel,Général Oberst."

Koenig ne répondra pas à ce dernier message, il lancera un communiqué à toutes les unités du point d'appui: "Nous devons nous attendre désormais à une attaque sérieuse par tous les moyens combinés (aviation, chars,artillerie,infanterie). Elle sera puissante. Je renouvelle mes ordres et ma certitude que chacun fera son devoir sans faillir, à sa place, coupé ou non des autres. Notre mission est ce tenir coûte que coûte, jusqu'à ce que la victoire soit définitive. Bien expliquer cela à tous, gradés et hommes. Et bonne chance à tous. Koenig





La réaction de Rommel ne se fait pas attendre, aussitôt, 150 stukas mitraillent le fortin, appuyé par une artillerie de canons de 105, qui commencent un bombardement systématique.
La chaleur, est intenable, le sable se propage en un écran de fumée et la déshydratation est à tel point qu'il aurait fallu que les hommes boivent 4 litres d'eau par jour, or, tel n'était pas le cas l'eau commençait à manquer.
Le vent poussait les parachutistes anglais vers les positions ennemies et les munitions et rations de vivre manquaient inexorablement.
Le 5 juin après midi les Allemands entrent en action, avançant vers le point d'appui, la réception belliqueuse des canons de 75 français les stoppe, ils sont forcés de faire demi-tour.
Le 6 juin au matin, une nouvelle vague tente de percer, la 90ème division légère
adopte elle aussi , après avoir rencontré une forte résistance, un repli.
Les Allemands réitèreront dans la nuit  profitant de l'obscurité, gagnant du terrain. Le 7 juin l'ennemi est sur le terrain au grand complet, la 90eme division allemande et la division italienne"Trieste", appuyées par des centaine de chars et une vingtaine de batteries.
Il avait été demandé au Général Koenig de tenir 6 jours, ce qu'il a fait, on lui demande cette fois de tenir 48 heures, la 8eme Armée qui venait renforcer les français était encore incapable de venir au secours du fortin.
Rommel est excédé de cette volonté des combattants face à lui, cependant

Il écrira dans ses carnets: "Malgré toute sa vigueur, cet assaut se brisa encore sous le feu concentré de la défense. Remarquable résistance d'une place coupée du reste du monde"





Junker - JU 88



 
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