La Crèche de Vendée interdite - Bir-Hakeim

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La Crèche de Vendée interdite

MEDIATHEQUE
Le tribunal de Nantes a interdit la crèche de Noël du Conseil général de Vendée. Bruno Retailleau réagit.:
Selon lui, le symbole de la crèche dépasse le symbole religieux et fait partie d'un patrimoine commun qui nous rassemble.





Bruno Retailleau est Président du Conseil Général de la Vendée. Il est également président du groupe UMP au Sénat.


Depuis deux jours, beaucoup parmi nos compatriotes se sont émus, par mail, par téléphone ou sur les réseaux sociaux, du jugement du Tribunal Administratif exigeant le démontage de la crèche du Conseil Général de la Vendée.

A tous ceux qui ont manifesté leur soutien, leur incompréhension ou même leur colère, je voudrais exposer la ligne qui me guide depuis le début de cette affaire.
D'abord pour leur dire que le Conseil Général était dans l'obligation d'exécuter cette décision de justice, parce qu'un recours n'est pas suspensif. Maintenir la crèche, c'était entrer dans l'illégalité. Or un responsable public, et à plus forte raison un parlementaire chargé de faire la loi, ne peut pas donner l'exemple de la désobéissance civile. On ne peut pas à la fois déplorer l'affaiblissement de l'autorité de l'Etat, qui est une réalité que je ne cesse de dénoncer, et refuser d'appliquer la loi. C'est une question de cohérence et de crédibilité.

Cependant, je conteste avec la plus grande force cette décision. Le Conseil Général va donc utiliser tous les recours juridiques possibles pour faire annuler cette décision. Une demande de sursis à exécution va être déposée dans les jours qui viennent, en appui de l'appel du Conseil Général devant la Cour Administrative d'Appel. Nous irons jusqu'au bout, devant le Conseil d'Etat et jusqu'à la Cour Européenne des Droits de l'Homme s'il le faut.

Manifestement il y a deux poids deux mesures à la justice de notre pays. Quelques mois après qu'Anne Hidalgo a revendiqué l'organisation, par la mairie de Paris, du repas officiel d'ouverture du Ramadan, un tribunal interdit la seule évocation de la période de Noël dans une autre collectivité.

Je tiendrai bon, pour trois raisons.

Je tiendrai bon, d'abord parce que cette décision n'est pas seulement grotesque. Pourquoi dans ce cas ne pas interdire la galette des rois à l'Elysée, et la croix occitane sur le logo de la mairie de Toulouse? Je rappelle à tous les ayatollahs du laïcisme que la laïcité, c'est la mise à distance de l'espace public du fait religieux. Pas du fait culturel. Il faut être aveuglé pour ne pas voir que nos institutions s'enracinent dans une réalité culturelle. Je ne crois pas aux institutions désincarnées. L'identité est constitutive de la citoyenneté, l'échec de la construction politique de l'Europe le démontre. A cet égard, l'affaire des agendas édités par la Commission Européenne en 2011, dans lesquels disparaissaient les fêtes chrétiennes, est symptomatique: à force d'avoir nié leur héritage collectif, les dirigeants européens se sont coupés les ailes et se sont coupés des peuples.

Je tiendrai bon, parce que cette décision n'est pas seulement inéquitable. Manifestement il y a deux poids deux mesures à la justice de notre pays. Quelques mois après qu'Anne Hidalgo a revendiqué l'organisation, par la mairie de Paris, du repas officiel d'ouverture du Ramadan, un tribunal interdit la seule évocation de la période de Noël dans une autre collectivité. Cette laïcité à géométrie variable est une source de tensions que je redoute. Qui ne voit l'exaspération grandissante de nos compatriotes devant la progression constante des communautarismes? Pas un jour sans que les médias ne relatent une revendication pour des horaires aménagés dans les piscines municipales, pour des repas hallals dans les cantines scolaires ou pour une version réorientée des cours d'histoire dans les écoles publiques. Le ciment de notre maison commune, la France, s'effrite sous la poussée communautaire. Attention, par des décisions incompréhensibles, à ne pas rendre son effondrement irréversible.

Le symbole de la crèche dépasse le symbole religieux. Elle fait partie d'un patrimoine commun qui nous rassemble, bien au-delà des convictions des uns et des autres. Les racines chrétiennes de la France ne sont pas un postulat de la foi. Elles sont un constat de la réalité.

Enfin je tiendrai bon, parce que cette décision n'est pas seulement désespérante. Car le symbole de la crèche dépasse le symbole religieux. Elle fait partie d'un patrimoine commun qui nous rassemble, bien au-delà des convictions des uns et des autres. Les racines chrétiennes de la France ne sont pas un postulat de la foi. Elles sont un constat de la réalité. Réalité culturelle, tant nos artistes et nos artisans ont puisé leur inspiration dans l'univers de Noël. Réalité sociale également, avec cette fête du rassemblement par excellence où se tisse, dans l'unité des familles, l'unité nationale et la grande unité de la grande famille humaine. L'indignation qui s'est levée spontanément montre à quel point nos compatriotes, croyants ou non, restent attachés à leur histoire collective. Actuellement, la France est fragilisée par la crise et les Français tentés par le repli sur soi. Nos racines culturelles et nos traditions populaires sont aussi des liens sociaux qui nous maintiennent ensemble. Je crois profondément qu'un peuple sans mémoire est aussi un peuple sans avenir.

Bruno Retailleau

Président du Conseil Général de la Vendée


COMMENTAIRE

Ménard Serge 1/2
On ne peut que soutenir la démarche de Bruno Retailleau. Mais sa démarche mérite des textes rédigés avec plus de soin. Les multiples redites font penser à un assemblage de "copier-coller"
04/12/2014

Dumarché Michel 2/1
L'interdiction de cette crèche est un scandale et prouve que le "grand remplacement" est en marche.Sans être très pratiquant, je reste attaché aux racines chrétiennes de la France et à ses traditions. Cette prétendue laïcité ne sert qu'à satifaire les Musulmans. Avant leur implantation massive dans notre pays,nous n'avions pas ce type de problèmes. Ils nous imposent leurs lois avec la complicité de nos dirigeants. J'espère que B. Retailleau obtiendra la réinstallation de cette crèche sans tarder. Vive la France
04/12/2014

Corberand Charles 3/2
Je peux comprendre la position de Bruno Retailleau. Je préfère la résistance de Ménard à Béziers. La "Libre pensée" qui mène le combat contre les racines chrétiennes de la France en Vendée est la face à peine masquée de la franc-maçonnerie. Celle-ci est beaucoup plus discrète face à des revendications de la communauté musulmane qui s'opposent directement aux principes de la laïcité. Sauf si la laïcité n'est conçue que comme une arrme anti-chrétienne. Les loges sont constitués des "idiots utiles" de l'islam.
07/12/2014
 
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