Les 7 erreurs du Président - Bir-Hakeim

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Les 7 erreurs du Président

MEDIATHEQUE


Les sept erreurs 
qui ont cassé l'économie française

Une chronique de Christine Kerdellant
 publiée le 21/11/2014 à 16:13, mis à jour à 16:33




François Hollande a pris des mesures en contradiction avec la logique de l'économie de marché. Elles ont abouti à diminuer l'offre ou la demande dans certains secteurs, cassé la confiance et donc la croissance, faisant de l'Hexagone le mauvais élève de l'Europe. François Hollande était persuadé que la reprise mondiale finirait par inverser la courbe du chômage.
REUTERS/Philippe Wojazer



L'opinion publique est depuis longtemps convaincue qu'entre les "diktats" de Bruxelles et les contraintes de la mondialisation, les hommes politiques n'ont plus de marge de manoeuvre. Le demi-mandat de François Hollande montre que s'ils ne peuvent décréter la prospérité, ils ont en revanche un pouvoir de nuisance. Le nouveau président était persuadé que la reprise mondiale finirait par inverser, chez nous, la courbe du chômage. Mais il a décidé de mesures en contradiction si flagrante avec la logique de l'économie de marché qu'elles ont abouti à diminuer l'offre ou la demande dans certains secteurs, cassé la confiance et donc la croissance, faisant de l'Hexagone le mauvais élève de l'Europe (0,4% cette année contre plus de 3 % au Royaume-Uni et plus de 1% en Allemagne, Espagne, etc.).
 1 - La loi Alur. S'il est un domaine où l'action de l'Etat peut faire rapidement la différence, c'est le logement, donc le BTP. Las ! Il manquait 500 000 logements en 2012, il en manquera 700 000 cette année. Et pour cause : l'ex-ministre Cécile Duflot a découragé les futurs propriétaires et investisseurs (blocage des loyers, etc.). Manuel Valls a, depuis, détricoté sa loi, mais sans faire de la construction de logements une priorité nationale, de peur de bousculer les élus.

 2 -  L'emploi à domicile. La France a perdu 37 000 emplois à domicile en trois ans. La raison ? L'augmentation de la fiscalité qui leur est applicable. S'attaquer aux niches est louable, mais pourquoi commencer par celle qui avait un lien direct et immédiat avec l'emploi ?

 3 - Les 75% et la fiscalité des familles. La taxe à 75% a fait fuir des centaines d'entrepreneurs, de financiers et de contribuables ; la France a perdu non seulement leurs recettes en impôt, mais aussi leur concours au PIB. De même, les familles ont l'impression d'être victimes d'un acharnement fiscal, quand les célibataires à salaire inchangé ont vu leur impôt diminuer l'an passé. Or ils consomment moins qu'elles...

 4 - Le plancher de vingt-quatre heures. Depuis le 1er juillet, un salarié embauché à temps partiel ne peut pas travailler moins de vingt-quatre heures par semaine. Conçue pour protéger les salariés d'abus réels, cette mesure a handicapé certains secteurs et supprimé des emplois.

 5 - L'usine à gaz du compte pénibilité. La mise en place de fiches individuelles pour suivre l'exposition de chaque salarié à certains dangers, travaux, températures, etc., afin d'alimenter son compte pénibilité, rend cette mesure inapplicable, ou incroyablement coûteuse dans certains secteurs. Ce nouveau fardeau bien français pénalise le développement des entreprises.

 6 - Les emplois aidés à tout-va. François Hollande a multiplié les emplois aidés dans le secteur public et associatif. Or non seulement ils ne conduisent à aucun contrat de travail pérenne, mais ils aboutissent parfois à des situations de concurrence déloyale entre une association et une entreprise privée ! "C'est l'Etat qui paye", certes, mais les dépenses de l'Etat sont, au final, financées par le secteur productif.

 7 - La loi Hamon sur les cessions de PME. C'est la dernière aberration en date. Les PME de moins de 50 salariés doivent désormais informer ces derniers de l'imminence d'une cession, au risque de faire capoter la négociation, de faire fuir les fournisseurs, etc. Depuis le 1er novembre, les acteurs du secteur, plongés dans l'incertitude juridique, s'affolent. Or Emmanuel Macron connaît la réalité : interrogé par des journalistes sur la cession de ADP à Vinci lors du grand Jury de RTL du 19 octobre, l'ancien banquier a prôné la confidentialité en évoquant une règle de la vie des affaires : "Quand on veut faire des cessions d'actifs, on ne le dit pas trop longtemps à l'avance, car cela déstabilise les sociétés"!

Voilà pourtant comment des décisions ineptes ont déstabilisé l'entreprise France... Pour donner un signal contraire -favorable à l'économie de marché-, on attend, notamment, une grande loi sur la libéralisation du travail le dimanche



COMMENTAIRE

MARTIN-BERNE Jacques 2/3
La pire a été Cécille Duflot avec son surmoi marxiste arriéré . Elle a imité Roger Quilliot qui a effrayé tous les propriétaires par sa loi de 1982 sur les rapports entre propriétaires et locataires. C'est complétement irresponsable de la part d'un ministre. Il était impossible ou très difficile de louer un logement entre 1982 et 1985 à cause de lui. La loi de Cécille Duflot est responsable du ralentissement du secteur BTP.L'idéologie est très dangereuse.
JMB


 
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