Les salles de shoot - Bir-Hakeim

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Les salles de shoot

MEDIATHEQUE
Envoi de Pierre Marchal
d'après des Articles de l'Association "Parents contre la drogue"

Salles de shoot :
Erreur et faute grave


par Serge Lebigot
Responsable associatif
Président de l'association "Parents contre la drogue"



Je plains les Français qui doivent faire face, au quotidien, à la toxicomanie de leurs enfants, de leurs conjoints, des membres de leurs familles, de leurs amis. L’État n’a plus la volonté de les aider.

En votant en faveur de la création des salles de shoot, les députés et le gouvernement ont commis une erreur et une faute impardonnables. Aujourd’hui, les députés de gauche, à l’initiative du ministre de la Santé, ont autorisé la mise en place de salles de shoot au sein desquelles les toxicomanes pourront consommer toutes formes de drogues en toute impunité. Le gouvernement a pris cette initiative malheureuse afin de faire plaisir aux lobbies prodrogues dont les revendications ont toujours été soutenues par cette politique ultra-idéologique.

En votant cette loi, les députés ont commis une erreur concernant l’analyse d’une situation qu’ils ne connaissent que peu ou prou. Le ministre de la Santé n’a cessé de justifier sa volonté de dépénaliser l’usage des drogues en recourant à l’argument fallacieux de l’amélioration de la santé des personnes toxicomanes. Or, il est tout aussi illogique de vouloir aider une personne alcoolique en lui permettant de consommer de l’alcool que de vouloir aider une personne toxicomane en lui permettant de consommer des stupéfiants avec la complicité du gouvernement et l’argent des Français. L’argument développé par le gouvernement constitue une imposture intellectuelle et une insulte à la raison. En outre, le ministre s’est bien gardée d’expliquer que les policiers ne pourront plus intervenir dans un périmètre de deux à trois cents mètres autour des salles de shoot. Il a également gardé le silence sur le fait que, dans les quelques pays ayant eu recours à cette expérience malheureuse, il est démontré que les dealers s’installent dans ces périmètres pour vendre leurs drogues en toute impunité, la police ayant interdiction d’y pénétrer. Ces salles de shoot créent donc de facto une situation de libre vente et libre consommation des drogues.

Le vote des députés constitue également une faute au regard de leur responsabilité à l’égard des Français. La préservation de l’intérêt général aurait commandé de mettre à la disposition des toxicomanes des dispositifs de sortie de la toxicomanie comme il en existe dans de nombreux pays tels que l’Italie et la Suède. Or, le choix du gouvernement et de sa majorité à l’Assemblée est tout autre. Au lieu d’investir l’argent public dans des dispositifs de prévention et de sortie de la toxicomanie, la majorité a choisi d’utiliser l’argent des Français pour favoriser la consommation de produits stupéfiants, paralyser l’action de la police et permettre une dépénalisation de la consommation de toutes les drogues. En cela, la mesure du ministre de la Santé rejoint les mesures déjà prises par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice. L’offensive pour la légalisation des drogues en France est donc menée par les ministères qui devraient combattre ce fléau. Je plains les Français qui doivent faire face, au quotidien, à la toxicomanie de leurs enfants, de leurs conjoints, des membres de leurs familles, de leurs amis. L’État n’a plus la volonté de les aider.





Salles de shoot :

Si on disait la vérité ?

par Serge Lebigot


L’expérimentation de « salles de consommation de drogue à moindre risque » (SCMR) a été votée mercredi en commission par les députés.

Les promoteurs passent volontairement sous silence les effets négatifs de ces salles sur la prévention, la thérapie axée sur l’abstinence et la répression du trafic de drogues. Ils ne parlent pas, non plus, des nuisances éventuelles pour les riverains, des toxicomanes qui déambuleront et consommeront dans les rues autour de la salle de shoot. Pourtant, ils savent très bien qu’on ne peut pas « boucler » jour et nuit dans le même local un toxicomane qui s’injecte de la cocaïne jusqu’à vingt fois par jour et plus !

L’ouverture de salles de shoot :

– brouillera les messages de prévention adressés aux jeunes :
les parents – et tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont chargés d’exercer l’autorité sur les plus jeunes – leur disent et leur répètent que la consommation de stupéfiants est mauvaise, dégradante, dangereuse, et peut- être mortelle. Et voilà que le gouvernement va non seulement en tolérer le commerce et la consommation, mais encore va faire en sorte de faciliter son usage, le rendre « confortable ».

– constituera un faux signal pour les toxicomanes :
des professionnels des thérapies axées sur l’abstinence estiment que l’installation confortable des toxicomanes dans leur dépendance leur enlève toute motivation pour entreprendre un sevrage et un traitement de réhabilitation. On lui dit en quelque sorte : « Je te donne ce qu’il faut, mais fiche-moi la paix ! »

– ne résoudra en rien le problème des overdoses… :
le toxicomane ne planifie pas ses injections. Il se pique quand il en ressent le besoin (jusqu’à vingt fois par jour et plus dans le cas du cocaïnomane fortement dépendant). Le nombre de seringues abandonnées ne va donc pas diminuer, à moins d’installer des salles de shoot tous les 200 mètres et de les tenir ouvertes jour et nuit.

– … ni le problème des seringues abandonnées :
il n’existe aucun lien avéré entre la présence des salles de shoot et la réduction du nombre de surdoses. À Zurich, par exemple, qui compte plusieurs de ces locaux depuis les années 1990, le nombre de surdoses mortelles est passé de 45 en 1999 à 63 en 2005. À Genève, qui dispose d’un local d’injection depuis fin 2001, le nombre de surdoses mortelles a doublé en 2005, passant de 5 à 10. Autre exemple, à Sydney (Australie), le taux de surdoses dans la salle d’injection était trente-six fois plus élevé que dans les rues de Kings Cross, le quartier le plus mal famé de l’Australie.

– n’aura aucun impact sur le nombre d’infections virales (SIDA, hépatites) :
il n’existe, à ce jour, aucune preuve que les salles de shoot contribuent à réduire le nombre de cas d’infections virales du type VIH et hépatites B et C. Toute injection est à haut risque du fait que la conscience du toxicomane est altérée sous l’effet de la drogue.

– constituera un puissant signal pour les dealers :
une salle de shoot est une zone de non-droit où la consommation de drogues illicites est liée, dans les parages immédiats, au trafic de drogues. Toute initiative qui « positive » la consommation de drogues la facilite et la banalise.

– nuira à la répression du trafic de drogue :
ne salle de shoot complique le travail de la police. S’il observe un « deal », le policier ne pourra plus recueillir le témoignage du client pour confondre le trafiquant, car la consigne est de ne pas « stresser » les consommateurs dans les salles de shoot et ses environs.
Serge Lebigot






Les salles de shoot sont  à l’étranger?


une catastrophe
par caroline Artus
Ancien chef d'entreprise



En dépit d'un bilan mondial négatif parmi les 80 pays ayant expérimenté les « salles de shoot » depuis de nombreuses années, l'Assemblée nationale vient d'adopter - à 50 voix contre 24 - le "principe de l'expérimentation de salles de consommation de drogue à moindre risque". Coût estimé : 800.000 euros par an.

Le but ? « Réduire la mortalité des toxicomanes, endiguer les infections ainsi que les troubles à l’ordre public »», tel que l’énonçait, en 2012, le ministère de la Santé.


Des troubles à l’ordre public ?

En Suisse, depuis leur création en 1986, mafias tchétchènes et géorgiennes prolifèrent autour de ces endroits, soulignent les policiers sur le terrain, entraînant le cauchemar quotidien des riverains.

Aux Pays-Bas, la police n’ayant pas le droit d’intervenir dans un certain périmètre, et nombre d’usagers refusant de se plier au règlement intérieur – par exemples, l’interdiction de partager le produit, se faire enregistrer –, ils préfèrent finalement se piquer sous les portes cochères, raconte le président de Parents contre la drogue.

En France, un commandant, qui écume les quartiers depuis 20 ans, prévient qu’ils n’en tireront aucun avantage pour lutter contre les réseaux, puisqu’il leur sera demandé de « croiser au large ». De plus, parce qu’ils connaissent déjà parfaitement les lieux de deal, il juge inutile d’en créer d’autres.
Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie Officiers, prédit même « une situation apocalyptique » dans les quartiers, entraînant le cauchemar des riverains. Pour Marion Maréchal-Le Pen, l’État, en organisant une « violation de la loi », envoie « un signal catastrophique à la population française ».
Mais pour l’État, « aider à améliorer l’état de santé des usagers » représente une « modernisation du système de santé ». « Usager » plutôt que toxicomanes, « modernisation » en guise de légalisation, des dérives sémantiques pour asseoir une idéologie mortelle.

En Australie, selon la vice-présidente de la Fédération mondiale contre les drogues, les salles de shoot « entretiennent la dépendance au lieu d’aider les gens à s’en débarrasser ». En outre, si 1,6 % des Australiens avouent avoir pris de l’héroïne, ils sont 3,6 % à affirmer qu’ils en auraient consommé s’ils avaient pu disposer d’une salle.

En Allemagne, en 2011, si le nombre des décès liés à la drogue a baissé de 20 %, le nombre de consommateurs a grimpé de 15 %.

À Vancouver, le recours au Narcan, un médicament administré en cas d’overdose, est en constante augmentation.

À Oslo, bien que seulement 10 % des toxicos disent avoir utilisé la salle plus de 6 fois par an, deux évaluations ont néanmoins conclu qu’elle avait « accru la dignité » de ses clients, rapporte le président de la Ligue norvégienne contre la drogue.

Et tandis qu’en Australie plus aucun parti politique ne milite pour d’autres ouvertures, tandis qu’en Norvège l’association Drug Free Australia a démontré que le risque d’overdose en salle de shoot est 36 fois supérieur qu’à l’extérieur – les toxicomanes, rassurés par la présence du personnel médical, forcent la dose -, pour l’écologiste Jean-Louis Roumégas, avoir vu deux personnes, en pleine après-midi, se droguant derrière une voiture justifie pleinement l’ouverture de salles de shoot…
Caroline Artus





Création des salles de shoot par le Gouvernement:


quel message adressons-nous à notre jeunesse ?

par Valérie DEBORD
Secrétaire Nationale UMP à la Famille



Dans le projet de loi santé de Marisol Touraine nous voyons apparaître un vieux serpent de mer de la gauche permissive : la création de salles de shoot. Ignorant la condamnation de l'Académie de médecine mais également de l'Ordre des pharmaciens et de l'Ordre des médecins, la ministre tente de justifier l'injustifiable en prétendant que ces lieux d'encouragement à l'addiction seraient des lieux de soin !
Or nous considérons qu'une politique de santé publique ne consiste pas à accompagner l'autodestruction des toxicomanes mais davantage à les soigner pour les guérir.
Quel terrible message le gouvernement envoie aux familles enfermées dans l'enfer de la drogue en consacrant un million d'euros par salle de shoot ouverte au lieu d'ouvrir des centres de soins et d'aide.

Quel terrible message le gouvernement envoie aux associations qui au quotidien luttent contre ce fléau qui désocialise et marginalise des pans entiers de la jeunesse de notre société.

En levant l'interdit le gouvernement prend le risque majeur de la banalisation et de l'acceptation et fait un premier pas vers la légalisation ce que nous ne pouvons accepter. En instaurant les salles de shoot le gouvernement baisse les bras dans la lutte contre la consommation de drogue alors que, dans le même temps, il veut renforcer la loi Evin sur le tabac : il y a là une manifeste contradiction dans les actions. Les familles ont besoin que l'Etat protège leurs enfants en posant des interdits et en les faisant respecter, elles ont besoin d'une forte politique de prévention au bénéfice des toxicomanes et d'une politique de répression à l'encontre des filières du grand banditisme qui alimentent se trafic. Avec ses salles de shoot, Marisol Touraine fait exploser ce nécessaire équilibre.
Valérie DEBORD

COMMENTAIRE

DREVON Jean-Louis 4/1
C'est en effet lamentable ! Comme cdt de la cie de Nantes puis cdt du groupement de GD du Rhône j'ai été confronté à plusieurs affaires de stups et j'ai vu les ravages des drogues . Que l'Etat couvre ce genre de délit et s'en rende complice constitue une véritable forfaiture !

REYNAUD Jean-François 1/3
Quand je pense qu'il faudra supporter encore deux ans ce gouvernement de minables, et surtout de nuisibles, j'en ai la nausée...


 
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