Maréchal Koenig - Bir-Hakeim

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Maréchal Koenig

IN MEMORIAM

PIERRE KOENIG, MARÉCHAL DE FRANCE 

 
Le Général Koenig nous a quittés 
Vous le connaissiez tous à travers le récit de BIR-HAKEIM, mais saviez-vous qu'il fut pour nous bien plus qu'un parrain présidant notre baptême, qu'il fut plus qu'un Ancien, un Ami sur lequel chacun d'entre nous pouvait compter sans restriction. 
FORTERRE et moi lui avions rendu visite en mars 1963.  Il nous avait accueilli avec une grande simplicité.  En deux minutes notre appréhension avait disparu, nous avions l'impression qu'il voulait connaître nos soucis et nous en débarrasser en les prenant à sa charge.
Nous talonnions alors dans l'organisation du gala.  Il nous répondit ; "je peux vous aider un peu pour la publicité".  Et en effet grâce à ses nombreuses interventions, nous avons bénéficié d'une publicité sans précédent : affichage sur les murs de Paris et dans les couloirs du métro, double page dans jours de France et cocktail de presse, présidé par lui, chez Publicis, sur les Champs-Élysées.  
Puis cette affaire ébauchée, il s'inquiéta de nos activités, de notre mentalité, de nos aspirations et de notre idéal ; il nous dit entre autres :
 
"Être Officier c'est à la fois très dur et très simple : il est dur de penser chaque jour à être simplement digne du titre d'Officier".
Déjà il nous avait étonné, en nous écrivant : 
"Votre insigne est beau, sobre, de ligne nette et pure.  Il est particulièrement évocateur des unités qui se sont illustrées à BIRHAKEIM.  Elles formaient une sorte de kaléidoscope de l'Armée de la France et à l'époque de son empire".
 
BIR-HAKEIM (il disait BIR-HAKIM) était à lui, mais il acceptait que nous le symbolisions comme bon nous semblait.
 
En 1965, il tenait beaucoup à assister à notre première réunion à Paris.
Pour diverses raisons, nous dûmes lui proposer tardivement une date différente de celle prévue initialement avec lui.  Voici un extrait de sa réponse :
 
" ... je ne suis pas un Général Pétanque qui traîne ses jours en se demandant ce qu'il pourrait bien faire.  J'ai au contraire très régulièrement douze à quatorze heures de travail par jour et certains de ces travaux m'ont été retenus trois ans d'avance.  A l'avenir soyez prudent...
Puis deux mois après, alors que je lui rendais compte de la réunion
"Ne parlons plus de l'incident, j'ignore tout ce qui de près ou de loin ressemble à de la rancune.  Félicitations pour les 55 participants.  Nous verrons quand votre promotion sera éparpillée des F.F.A. au Pacifique, ce nombre sera presque une gageure.  Les promotions se valent, quelques champions, quelques pauvres types, et une énorme majorité de garçons qui se groupent au centre".
 
Et en 1966
 "Aimez vos hommes et respectez vos chefs, le reste sera donné par surcroît".
 
Enfin lui ayant fait part de mon mariage, il me répondait "N'oubliez pas que le mariage est comme l'armée, une auberge espagnole où l'on ne trouve que ce qu'on y apporte".
Souvenez-vous, en sortant de COET je vous avais dit de m'écrire dès que vous auriez un problème sérieux, car je savais qu'en sollicitant le Général KOENIG, l'impossible serait fait pour le résoudre.
 
Je ne peux plus être aussi affirmatif.  Notre parrain n'est plus. il avait fait de ce mot une somme de devoirs dont il aurait bien pu se dispenser.  Il n'avait pas voulu se contenter de son prestige d'Anciens, il avait voulu, par son action pour nous, notre admiration et notre confiance.
BIR-HAKEIM est une histoire d'Anciens Combattants, une magnifique histoire de courage, d'abnégation et de ténacité vécue par des Français.  Etre chaque jour Officier est notre histoire, l'histoire que nous avons choisie de vivre avec ténacité.
MERCI MON GENERAL!

                                                                                                                              A. d’Argent de Deux Fontaines

   




Hommage d'un poète

ROMMEL et KOENIG
 
Dans un drame sans fin, la planète est plongée.
 l'Aigle noir dont le règne est à son apogée,
Domine la terre en vainqueur.
Sur nos enfants en pleurs est suspendu le glaive.
 Lorsqu'une armée expire, une autre la relève.
La guerre excite la rancœur.
 
En Afrique, un vrai chef, au combat se révèle.
 Rommel inaugurant sa tactique nouvelle
 Étend le front jusqu'au canal.
 À Tobrouk, au désert, sa victoire est complète
 Devant les alliés blessés par sa conquête,
Le Führer le fait maréchal.
 
Mais Koenig, ce héros, se dressant sur le sable,
Donne au monde à genoux l'exemple impérissable
 Du petit qui résiste au fort.
Sous le soleil d'Afrique aux morsures de flamme,
 À Bir-Hakeim, la France a retrouvé son âme:
Elle pourra changer son sort.
               
Jean TESSIER


 
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