Opération Barkane - Bir-Hakeim

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Opération Barkane

MEDIATHEQUE

Envoi de Jean Millour

Les militaires français engagés dans l’opération Barkhane*, qui a pris le relais de Serval et d’Épervier dans la bande sahélo-saharienne (BSS) ont pris part, pour la première fois, à une mission tripartite du 27 juillet au 15 août.

Cette opération, qui a mobilisé plusieurs compagnies de combat, a consisté à effectuer une reconnaissance dans la forêt de Ouagadougou, au nord-ouest de Bamako. Cette dernière est un ancien repaire des groupes armés terroristes. Outre une centaine de militaires français, elle a mobilisé des troupes maliennes et mauritaniennes. En tout, 800 hommes y ont participé.

« Cette opération conjointe a permis de développer l’interopérabilité entre les forces françaises, maliennes et mauritaniennes engagées ensemble dans la lutte contre les groupes armés terroristes. Réparties des deux côtés de la frontière mauritanienne, les forces ont opéré de manière coordonnée », explique l’État-major des armées (EMA).

Étant donné les distances importantes entre les différents points d’appui, l’EMA précise qu’ «un important dispositif logistique a également été mis en place » pour les besoins de cette opération, qui a également sollicité des moyens aériens des nations impliquées » afin d’appuyer les troupes au sol.
Par ailleurs, dans la région de Gao, zone où le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest ( Mujao) reste actif, une patrouille a découvert un site de lancement de roquettes, avec deux projectiles prêts à être tirés. Ces derniers ont été neutralisés par la force Barkhane.

Quant à l’arrestation de 3 membres présumés d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans la région de Tombouctou, l’EMA a été très discret, en se contentant seulement d’annoncer la capture, sans donner de plus amples précisions.

L’opération Barkhane a officiellement été lancée le 1er août dans le cadre de la « régionalisation » des missions de contre-terrorisme. Commandée depuis N’Djamena par le général Palasset, elle compte 3.000 hommes présents au Tchad, au Mali, au Niger et au Burkina Faso.



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