Pahlawan JL - Bir-Hakeim

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Pahlawan JL

IN MEMORIAM

A Jean-Louis PAHLAWAN



Mot d’adieu à Jean-Louis PAHLAWAN

prononcé par Hervé GOBILLIARD ,

le 1er septembre 2009,

dans l’église Saint-Germain de Saint-Germain en Laye


Voici venu le moment des adieux que t’adresse, par mon intermédiaire, ta famille Saint-Cyrienne de ta promotion Bir-Hakeim à laquelle tu étais si profondément attaché.

C’est pour moi, ton camarade de corniche et de section, à la fois un grand honneur mais surtout une très grande tristesse et une profonde émotion d’avoir à retracer ta belle carrière, toute entière consacrée à la France, aux jeunes et à ta merveilleuse famille dont tu étais si fier.

C’est aussi un sentiment très profond d’amitié qui nous anime, tous, tes camarades de promotion, rassemblés autour de toi, dans cette église Saint Germain dans laquelle tu as, très souvent, si intensément prié. Issu d’une famille de forte tradition toute empreinte de solidarité, de ferveur familiale et de respect du prochain, tu as grandi avec ton frère Bernard, lui aussi de notre promotion et avec lequel tu as tissé des liens très forts sous le regard aimant et la forte, admirable et exemplaire personnalité d’un père, médecin militaire de la Légion étrangère,  qui avait héroïquement combattu à Bir Hakeim et à El Alamein au sein de la prestigieuse 1ère Division des Français Libres. Ce père aimé et admiré par ses enfants, t’inculquera le sens du dépassement et l’attachement à la France Eternelle.

Né à Beyrouth dans ce Liban si cher au cœur des Français, tu passeras une enfance joyeuse en Algérie en particulier à Sidi Bel Abbes avant de rejoindre en classe de seconde, en 1956, le « bahut », le Prytanée militaire pour y préparer St Cyr que tu intègreras avec nous, en 1961.
Ayant eu la joie de t’avoir pour camarade en Cyr 2, je me souviens de toi comme un homme discret, réservé,  mais réfléchi et profond. J’ai pu à cette époque constater, pour avoir eu avec toi des discussions de fond, que ta vie intérieure était solide et vraie.

A la sortie de Saint-Cyr, tu choisis cette belle subdivision d’arme qu’est la « Bazane colo ». Tu étais cavalier certes mais surtout et d’abord colonial. Ton père t’avait inoculé l’amour des grands espaces et tu voulais les connaître pour découvrir ta vérité intérieure car tu savais que l’immensité et le silence élèvent l’âme et l’esprit.

C’est ainsi que tu serviras avec passion dans certains des plus glorieux régiments des troupes coloniales : RICM, 21ème Rima, 6ème RIAOM mais aussi l’école de cavalerie à Saumur, à Paris et à Saint-Germain. Tes espoirs d’aventure, de recherche de l’inattendu et de l’inopiné ainsi que la volonté de découvrir l’âme profonde des populations d’outre-mer te conduiront au Tchad, aux Antilles, en Polynésie, à Djibouti.

Tes rêves d’adolescent, ta soif de connaître et de comprendre y seront comblés. Mais cette aventure militaire et humaine, vraie et motivante, tu ne la vivras pas seul puisque tu auras à tes côtés une Christine, aimante et dynamique qui avec une douceur merveilleuse savait comprendre ta pudeur intérieure et pour nous, votre ménage ma chère Christine, a toujours été une source d’émerveillement car vous étiez un exemple de vraie et de profonde harmonie non seulement conjugale mais aussi spirituelle.

Vous aviez tous les deux compris qu’être officier c’est remplir un office et que la vie de soldat est d’abord service.

C’est la raison pour laquelle, après 38 ans au service des armes de la France, tu as continué à servir les jeunes à l’Ecole centrale de Paris. Et plus tard tu seras un légionnaire actif de la société d’entraide des membres de la Légion d’honneur ainsi qu’un membre disponible de l’association Actions et Rencontres de l’Amiral d’Arbonneau et du Souvenir Français.

A partir de 2006, tes ennuis de santé se sont multipliés et alors que nous pensions tous qu’ils s’étaient estompés et malgré une attention de tous les instants de ta chère Christine, tu nous as quittés brutalement, mercredi dernier, alors que tu venais de fêter ton 67ème anniversaire.

Ma chère Christine, tu sais que ton Jean-Louis était un homme vrai et profond, un mari attentionné et aimant. Vous avez construit tous les deux une belle et solide famille. Lâ-haut, il te sourit et continue à te regarder, à t’aimer et à te soutenir. Vos garçons et vos petits-enfants sont là, autour de Jean-Louis. Ils peuvent être fiers d’avoir eu un tel père et grand-père qui leur a montré que la vie était un idéal à chercher, un idéal à vivre, un idéal à transmettre, un idéal à donner.

Mon cher Jean-Louis, tu as rejoint là-haut celui auquel tu croyais si fort et qui guidait ta vie. Il est venu te chercher, mercredi dernier. Il t’ouvre aujourd’hui tout grand ses bras pour que tu vives maintenant près du Père. Tu as vécu ta vie ici bas, à son image et avec lui avec passion, désintéressement, amour de la France et amour des tiens.

Ton témoignage de certitude, de sérénité et de vérité nous ne l’oublierons jamais.

Merci mon cher Jean-Louis pour ta vie droite et exemplaire.

Adieu Jean-Louis


 
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