Richaud - Bir-Hakeim

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Richaud

IN MEMORIAM

A  RICHAUD,




HOMMAGE AU COLONEL RICHAUD  

Prononcé   par le Général de Corps d'Armée de LAPRESLE

Major Général de l'Armée de Terre  


Mon cher RICHAUD,  

Une longue et pénible maladie vient de mettre fin à trente ans de carrière et nous sommes rassemblés autour de votre famille, pour vous saluer une dernière fois.  

Votre vocation militaire, richesse de famille, et témoignage de votre générosité naturelle et de votre profond souci de servir, vous pousse vers le concours de SAINT-CYR que vous réussissez en 1961, alors que vous n'avez que 19 ans.  

Lieutenant à 22 ans,

Capitaine à 28 ans,

Colonel à 43 ans,

Commandant de régiment à 44 ans

Chevalier de la légion d'honneur,

Chevalier de l'ordre national du mérite.                                                                  

Quel parcours exemplaire.                                                 

Cette carrière harmonieusement partagée entre formation militaire, exercice du commandement et service en état-major vous promettait au plus brillant avenir. Votre formation militaire initiale s'est faite au sein de la promotion BIR-HAKEIM dont quelques uns de vos camarades vous entourent aujourd'hui.  
Elle a été complétée à l'École d'application du génie, que vous aviez choisie, élargie à l'école d'état-major, enfin perfectionnée à l'école supérieure de guerre, où tous ont apprécié votre largeur de vues, liée à un sens aigu de l'intérêt général.  
Votre expérience du commandement vous l'avez acquise en corps de troupe, à tous les échelons qu'un officier du génie puisse gravir:

- Lieutenant, passionné de son métier, au 10ème  régiment du génie de VIEUX-BRISACH puis au détachement du génie de BERLIN,  

- Commandant d'unité enthousiaste, à l'École d'application du génie, où  vous avaient tout naturellement conduit vos qualités conjuguées de soldat et de formateur d'homme,   

- à deux reprises Capitaine, puis Commandant en second, vous enrichissez à nouveau le 9ème régiment du génie de NEUF-BRISACH de votre vaste expérience humaine et de votre large compétence professionnelle.  

- comme Colonel vous êtes un chef de corps exceptionnel, à la tête du 3ème régiment du génie de CHARLEVILLE-MEZIERES où vous vous investissez totalement, obtenant en tous domaines des résultats à la mesure de votre engagement personnel.  

Homme de cœur et homme d'action, mais également homme de réflexion, vous avez par ailleurs démontré toutes vos qualités d’officier d'état-major dans des affectations prestigieuses. Dans les forces d'abord, vous servez au bureau OPERATIONS de la 3ème brigade à SAINT-GERMAIN-EN-LAYE puis à celui du 2ème corps d'armée à BADEN.  
La réussite totale que vous v obtenez vous désigne alors tout naturellement pour l'administration centrale : à l'inspection du génie d'abord et, depuis trois ans. au centres d'études tactiques de l'état-major de l'armée de terre où vous ne comptez que des amis, profondément marqués du courage dont vous avez fait preuve face aux premières attaques d'une redoutable maladie.  
Vous avez donc parfaitement réussi dans toutes les fonctions qui vous ont été confiées, démontrant une large gamme de qualités qu'il n'est évidemment pas question d'énumérer ici, les personnes présentes aujourd'hui pour vous rendre un dernier hommage vous reconnaîtront parfaitement aux deux seules que je soulignerai :  

   - Sens de l'humain d'abord : par votre exemple, votre courtoisie, vous avez acquis l'estime et la fidélité de vos chefs comme de vos pairs et de vos subordonnés ; pour ceux-ci, vous avez toujours été particulièrement soucieux de leur formation. vous attachant à chacun quelle que soit sa valeur.  Vous avez été un chef aimé, respecté et reconnu de tous.  

   - Sens de l'organisation ensuite ; doué d'une grande puissance de travail, vous avez toujours analysé avec rigueur les problèmes auxquels vous étiez confronté ; chef d'envergure au jugement sûr, sachant faire des choix judicieux, vous n'avez rien laissé au hasard dans ce qui était la gamme très large de vos responsabilités.  

Mais il n'est pas possible de dissocier l'officier de l'homme, car vous avez conduit dans le même élan et la même réussite votre vie professionnelle et votre vie familiale,  avec Madame RICHAUD vous avez fondé une famille solide, unie ;  la façon dont votre épouse, soutenue par vos trois fils, vous a accompagné pendant ces trois années difficiles et souvent douloureuses, même si une grande joie était venue, tout récemment, l'éclairer, en porte témoignage.  
Dans ces circonstances particulièrement éprouvantes je tiens à vous assurer, Madame, ainsi que vos enfants, de l'estime que nous portons tous à votre mari et à votre père, et de la part très profonde que nous prenons à votre immense peine.  
Je voudrais enfin vous dire, mon cher RICHAUD, que nous retiendrons tous dans nos cœurs d'officiers, la si belle leçon de courage, de lucidité, et de détermination que vous avez donnée depuis plusieurs mois.   

Riche de cette leçon, que vous avez certes payée de votre vie, accepterez notre dernier et très fraternel adieu.


 
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