Une guerre de réligion - Bir-Hakeim

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Une guerre de réligion

MEDIATHEQUE


Déclaration du Directeur Général Adjoint du Figaro
Date de publication : 21/11 20:57

(Envoi de Hervé de Penfentenyo)


Thierry DESJARDIN

Journaliste et Reporter, né en 1941,
Directeur général adjoint du Figaro.
Auteur d'un nombre considérable d'ouvrages politiques.
Lauréat de l'Académie française. 
Prix Albert Londres 1975.
Prix Louis Pauwels 2000.







Il serait grand temps que nous nous apercevions -enfin- qu'une nouvelle guerre de religion a éclaté et, cette fois, à l'échelle planétaire.
Les Islamistes massacrent les chrétiens en Égypte, en Irak, aux  Philippines, en Indonésie, au Pakistan, au Nigeria, un peu partout. Malraux avait dit :
« Le XXIème siècle sera religieux ou il ne sera pas ». 
On a bien l'impression que ce siècle qui commence va voir le déchaînement sans pitié d'un Islam renaissant, voulant dominer le monde et faire payer à la civilisation chrétienne les quelques siècles pendant lesquels elle a régné sur la planète.
Cette haine du chrétien dépasse de beaucoup tous les problèmes de la foi. En s'attaquant aux églises, aux prêtres, aux religieuses, aux fidèles, les islamistes veulent abattre la civilisation occidentale, la démocratie, le capitalisme, ce qu'ils appellent le «néo-colonialisme».
 la parité hommes femmes les Droits de l'Homme, le progrès tel que nous le concevons.
Le XXème siècle a été marqué par l'affrontement EST-OUEST, le bloc communiste contre les pays « libres ». Marx, Lénine et Staline se sont  effondrés d'eux-mêmes sous les incohérences, bien souvent monstrueuses, de leur idéologie. Mais ils ont aussitôt été remplacés par Allah et son Prophète.
Le Coran a pris la place du Communisme, le drapeau vert de l'Islam celle du drapeau rouge, les imams prédicateurs des mosquées celle des commissaires politiques.

Le XXIème siècle sera une guerre sans merci car les foules immenses du Tiers-monde islamisé (et des banlieues de nos grandes métropoles) sont autrement plus dangereuses que ne l'ont jamais été les chars du Pacte de Varsovie.
 Nous pleurons, avec nos larmes de crocodiles habituelles, les coptes massacrés à Alexandrie et les chrétiens assassinés à Bagdad.
Mais nous restons les bras ballants.
Il faut bien dire qu'on voit mal ce que nous pourrions faire. Ce n'est plus guère le temps des croisades et nos dernières expériences en Afghanistan ou en Irak (où nous commençons à regretter la belle époque de Saddam  Hussein qui savait, lui, au moins, faire respecter la laïcité baasiste) n'ont pas été très concluantes, c'est le moins qu'on puisse dire. Il est bien loin le temps où Napoléon III pouvait envoyer un corps expéditionnaire protéger les maronites du Liban que massacraient les Druzes.
Mais au moins restons lucides et surtout arrêtons de ressortir une fois de plus la fameuse  «repentance» qui nous sert désormais pour maquiller toutes nos lâchetés.
Hier, un imbécile de service nous a longuement expliqué à la télévision que si les islamistes égyptiens massacraient les coptes, c'était parce que ces chrétiens de la vallée du Nil étaient  «les représentants de l'Occident», «les ambassadeurs de la culture européenne», les symboles vivants du capitalisme, du néocolonialisme, du dollar et du coca-cola. En un mot, les ultimes survivants de l'époque coloniale. Autant dire, à l'en croire, que les Islamistes avaient parfaitement raison de vouloir éliminer ces survivances d'un passé détesté.
*L'imbécile était, en plus, un inculte*. Les coptes sont les descendants du peuple des pharaons. « Copte » veut dire « égyptien ». Ils étaient sur les bords du Nil bien avant la conquête arabe et musulmane. S'ils sont plus nombreux au sud, entre Assiout et Assouan, c'est précisément parce qu'ils ont fui les cavaliers conquérants venus d'Arabie. Ils avaient leurs églises bien avant que nous ne construisions nos cathédrales.
On peut d'ailleurs dire exactement la même chose de tous les chrétiens d'Orient qu'ils soient catholiques (de rite d'Antioche, de rite syriaque comme les maronites libanais, de rite byzantin, de rite arménien, de rite d'Alexandrie) ou « non chalcédoniens » comme les coptes, ou orthodoxes (ayant leur patriarcat soit à Istanbul, soit à Alexandrie, soit à Jérusalem, soit à Damas). Tous sont « chez eux » dans ces pays-là depuis des millénaires, certains parlant encore l'araméen, la langue du Christ. En faire des ambassadeurs de l'Occident, des représentants du capitalisme colonial est évidemment une absurdité. 
Même si, en effet, ils sont « de culture chrétienne ». Mais ils l'étaient avant nous. Nous ne pouvons rien faire pour les protéger, mais au moins ne les trahissons pas en reprenant à notre compte les accusations odieuses de leurs assassins. Nous pouvons les accueillir, comme nous nous devons d'accueillir tous ceux qui sont persécutés. Beaucoup ont déjà fui leur pays.
Mais, en tous les cas, ne continuons pas à nous boucher les yeux, à parler de «l'amitié islamo-chrétienne », d'un « Islam à l'occidentale», de « la cohabitation harmonieuse des trois monothéismes ».
Soyons intransigeants avec les règles de notre laïcité, mais ne nous laissons entraîner ni vers la stigmatisation ni vers la discrimination (surtout si elle devait être « positive », comme le souhaitent certains), car ce serait, évidemment, faire le jeu des fanatiques.

Aujourd'hui, la grande mode est d'évoquer, d'invoquer à tout bout de champ "les années les plus sombres de notre histoire". C'est souvent absurde et parfois odieux. Mais s'il y a une leçon qu'il ne faut jamais oublier c'est bien celle de Munich, Churchill avait dit :

« Ils ont préféré le déshonneur à la guerre et ils auront les deux. »

Il ne faut jamais tenter de pactiser avec ceux qui vous ont déclaré la guerre.


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RE: Thierry Desjardins a dit (voir post précédent) :
(…) nous restons les bras ballants. Il faut bien dire qu'on voit mal ce que nous pourrions faire. Ce n'est plus guère le temps des croisades (…)
Je pense que les islamistes ont bien compris eux aussi que, de nos jours, on ne peut plus prendre un peuple par les armes, sauf Al Qaida qui essaye de s’imposer par la violence dans les états islamiques.
Selon Sun Tzu, un général qui aurait vécu à la fin du 6e siècle avant JC, l’art de la guerre consiste justement à ne pas « faire la guerre ». Les islamistes appliquent à la lettre ces préceptes pour éviter d’avoir à se battre physiquement contre nous.
Pour les islamistes, le plus simple est d’utiliser les failles de notre système juridique, social, militaire, médiatique, éducatif (et j’en passe) afin de gangrener toutes les couches de notre société. Grâce à nos lois et à nos libertés (culte et expression notamment), ils s’arrangeront pour se faire élire dans les régions les plus soumises à l’islam, invoqueront la liberté d’exprimer leurs convictions pour faire accepter le port du voile, ou réclameront à l’état de subventionner des mosquées parce que le culte musulman est reconnu par l’état belge. L’hypocrisie, c’est qu’une partie des musulmans, c'est-à-dire les plus croyants, n’avoueront jamais leur but ultime : le djihad et l’instauration de la charia (= loi islamique) partout en Europe. Ils travailleront toujours dans l’ombre pour minimiser l’action des islamistes visibles et connus publiquement. Nous avons donc en nos murs une « cinquième colonne » (= des infiltrés).
A la télévision ou sur Internet, regardez bien les débats sous cet angle. Chaque fois que vous avez des musulmans invités sur un plateau en tant que spécialistes ou référents à l’islam, il est franchement rarissime que ces personnes critiquent l’islam. A chaque réplique, ces invités tourneront en ridicule vos craintes, essayeront d’endormir vos doutes ou minimiseront vos soupçons. Ou bien, ils joueront les offusqués en tentant de vous rappeler qu’ils vivent dans un pays libre, donc qu’ils « ont le droit » de demander des accommodements pour leur religion. Souvent, ils seront déguisés sous des appellations honorables socialement pour les occidentaux que nous sommes : « aide aux victimes », « lutte contre le racisme », « comité de vigilance »…Ils s’arrangeront pour ne pas répondre à vos questions ou changer de sujet si les réponses sont si évidentes qu’elles iraient à l’encontre des intérêts des musulmans. Toujours ! Et chaque fois que nos lois le permettront, ils pousseront leurs intérêts le plus loin qu’ils peuvent, à la limite de ce que notre société occidentale peut tolérer légalement. D’ailleurs, ils rappellent très souvent le cadre légal de leurs demandes, preuve qu’ils essayent de grignoter du terrain par ce biais pour légaliser et asseoir leurs acquis, quitte à étouffer notre démocratie. Bref, les musulmans s’adapteront à leur interlocuteurs selon le profil du poisson qu’ils doivent ferrer. N’est-ce pas ce que font les manipulateurs (terme très à la mode) lorsqu’ils veulent obtenir quelque chose de leur cible ?
Le problème malheureusement, c’est qu’il n’y aura jamais de véritable débat si nous acceptons des musulmans à la table des négociations. Pourquoi ? Parce que lorsque nous pensons donner la parole à ces spécialistes musulmans, le débat n’ira jamais que dans un seul sens : dans le sens de l’intérêt des musulmans. Ils n’ont en effet pas la culture des idées personnelles et de l’introspection comme nous l’avons en occident. Lorsqu’ils débattent, ils font ce qu’on appelle « la guerre psychologique ». En bref, ils prêchent.


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RE: Thierry Desjardins a dit (voir post précédent) :
Mais, en tous les cas, ne continuons pas à nous boucher les yeux, à parler de «l'amitié islamo-chrétienne », d'un « Islam à l'occidentale», de « la cohabitation harmonieuse des trois monothéismes ». Soyons intransigeants avec les règles de notre laïcité, mais ne nous laissons entraîner ni vers la stigmatisation ni vers la discrimination (…)
Il est en effet grand temps que nos journalistes comprennent qu’ils ont le peuple derrière eux pour les soutenir et pour soutenir notre culture occidentale. Ne parlons même pas de race ou de tradition. Parlons simplement de cette incapacité que les musulmans ont à débattre selon des valeurs introspectives occidentales. Ce n’est pas parce que les musulmans n’ont pas le droit de critiquer l’islam que nous ne pouvons pas le faire, nous. Au contraire, nous avons le devoir de critiquer l’islam. Et mieux, nous avons aussi le devoir d’écouter et de protéger les musulmans qui osent critiquer l’islam. C’est la seule solution pour que l’occident survive à l’islam.





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