Vola - Bir-Hakeim

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IN MEMORIAM

A VOLA



Adieux à Jean Pierre VOLA

La Rochelle, le 20 février 2003



Jean Pierre, notre ami !
Je veux avec de bien faibles mots te dire l’intensité de notre émotion, la profondeur de notre tristesse, la volonté de notre affection auprès de ceux qui te sont chers. Après le rude combat que tu viens de mener, c’est toute ta vie qui est résumée par ce qui est autour de toi cet après-midi : tes amis, le Drapeau de la France et ses serviteurs, ta famille. Tes amis sont venus te dire au revoir, le Drapeau rend hommage à cette vie d’homme que tu lui as consacrée, ta famille désemparée te demande de veiller sur elle, comme tu l’as toujours fait.

Ta vie militaire, tu l’as placée dès 1960 sous le signe du courage lucide, de la détermination sans ostentation, de l’intelligence au service des autres. Le commandement ne s’y est pas trompé : il t’a confié très tôt la formation de tes pairs, à Coëtquidan, où à deux reprises les futurs chefs de notre armée bénéficient de ton expérience ; je pense là en particulier aux officiers de la promotion « Maréchal Juin » qui n’ont jamais faibli dans leur admiration pour toi. Nos chefs ont su à quelle brillante vivacité d’esprit ils faisaient appel en te confiant des responsabilités pesantes, à la 1ère Armée, à l’État-major de l’armée de terre, à l’État-major des Armées. Dans ce dernier poste, je me rappelle, pour l’avoir constatée,  ta précision méticuleuse et soucieuse d’efficacité  pour que la logistique soit au rendez-vous de la victoire lors de la guerre du Golfe, l’hiver 90.91.Mais les plus belles pages de ta vie militaire tu les as écrites par ta volonté même dans ton choix initial et sans cesse renouvelé de servir sous le béret rouge des parachutistes ; C’est là où tu as donné ta pleine mesure de chef, de leader, d’éducateur. Le Drapeau du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes dont tu es le chef de 1986 à 1988,dans son ombre celui du 9éme RCP et celui du 1er RPIMa ,ce Drapeau de la France que tu as servi avec d’autant plus de passion qu’il était tout neuf pour toi le fils d’une famille d’origine italienne ayant choisi la France, ce Drapeau à tout jamais t’enveloppe avec le même amour que celui que tu lui as consacré. Amour mais aussi courage, ce courage qui te vaut cette belle citation que tu ne mettais jamais en avant mais qui te va si bien : il y est question « d’engagement personnel », de « détermination », de « sang-froid » pour résoudre pacifiquement des incidents majeurs au Sud Liban en 1982.

Cette vie de service, dont le parcours militaire eut ici son apogée, dans le commandement de la Base de Transit Interarmées et l’accession aux étoiles de général en 1995, tu l’as poursuivie en donnant encore de ton temps. A la promotion « Bir Hakeim », ta promo de Saint Cyr, dont nombreux sont les camarades présents ce soir, avec ce noyau de la section « Norkevicius » dont tu étais le meilleur élève, major incontesté et estimé. A la Société d’Entraide des Membres de la Légion d’Honneur, dont tu es le responsable du comité de La Rochelle jusqu’à ton dernier souffle.

Mais tout ceci serait un peu vain si n’apparaissait pas l’œuvre si belle, si amoureusement peaufinée, hélas quittée prématurément qu’est ta famille. Avec émotion je peux évoquer vos premiers mois de ménage puisque à l’époque nous habitions le même immeuble à Coêtquidan. Nous discernions bien alors la solidité de votre jeune couple, sa résolution à bâtir sur du roc, du solide, du durable Quelle réussite ! Ta maman qui te pleure aujourd’hui avait  bien raison de t’admirer. Et toi, Jean-Pierre, tu peux être fier d’avoir élevé avec Maryvonne vos enfants en leur donnant le maximum d’atouts. Modèle de couple, exemple professionnel de droiture et de courage, voilà, au milieu de mille autres cadeaux, ce que tu as confié à Frédéric, à Anne- Catherine, à Guillaume, ce que Marianne, Thomas et Béatrice découvraient peu à peu, ce que la brutalité de la vie t’empêche de parachever.

Jean Pierre, mon camarade, notre ami, tu as mené le bon combat. Jusqu’au bout tu t’es battu comme un vrai soldat, avec un courage extraordinaire, certains ici en témoignent et  tous savent que tu en as été capable. Tu as cru jusqu’au dernier moment que le feu vert te serait donné pour reprendre le bon cap. Et puis il t’a fallu sauter sur cette zone d’éternité d’où désormais tu nous observe : veille sur les tiens, sur Maryvonne, sur tes enfants, sur tes petits enfants Stanislas et Gaspard et ceux qui viendront après comme tu le souhaitais pour enrichir cette précieuse famille à laquelle tu tenais si fort. Saint Michel est désormais à tes cotés pour intercéder afin que toute ta tribu et tes amis fassent bloc autour de Maryvonne pour rallumer la petite flamme espérance !

Jean Pierre, mon ami, mon général, « au revoir », je te salue fraternellement !

                                                 Maurice GODINOT






Jean-Pierre a effectivement lutté durant une année avec beaucoup de courage contre une terrible maladie. Il a eu pendant cette période un lourd traitement ( chimiothérapie , radiothérapie , morphine et corticoïdes).

Il est décédé le Lundi 17 Février 2003 à 14 heures entouré de son épouse et de ses enfants.
Le Jeudi 20 Février pour l'enterrement nous étions plus de 50 camarades de promotion, beaucoup de légionnaires et des représentants de son régiment (1° RCP).
La messe s'est déroulée avec sympathie et émotion et en final nous avons beaucoup apprécié l'allocution très chaleureuse de GODINOT.
Après la messe nous avons présenté nos condoléances à MARYVONNE digne et très émue. La famille a aussitôt rejoint DOL de BRETAGNE pour l' inhumation dans le caveau familial.


Aujourd'hui Mercredi 26 Février nous avons eu MARYVONNE au téléphone elle garde moral et volonté......nous essaierons de l'épauler le mieux possible.

         Michel AUDRY






Vu le discours de Maurice que j'ai apprécié. Il y avait aussi plusieurs Bretons à l'inhumation du côté de Dol. Amitiés


André Tabourot



 



Nous apprenons  ce jour, en descendant de l'avion, que Jean-Pierre a cessé de souffrir le lendemain même de notre départ. Nous en sommes doublement bouleversés, à la fois par l'annonce de cette issue, aussi affreusement prévisible était-elle, et par notre incapacité à être présents jeudi dernier, lors de l'ultime adieu.


J'espère que vous serez convaincue que rétrospectivement nous sommes, Éliane et moi, en profonde communauté de pensée avec votre chagrin et que notre tristesse est grande, toutes les images de nos dernières joyeuses rencontres, au Sénégal, à Bordeaux où nous avions partagé la même table, s'imposant douloureusement à notre mémoire. Nous vous prions d'exprimer à vos enfants nos condoléances particulièrement sincères et de croire à notre très affectueuse sympathie.

Éliane et Claude Gervais





Le petit mot à Maryvonne est parti hier ! Nous serons de tout coeur avec elle car Jean-Pierre m'était très cher.

Serge Ménard

 





Un accident domestique m'empêche d'assister demain aux obsèques de notre camarade JP Vola.  
J'ai adressé un petit mot à Maryvonne, je sais que cela n'est pas d'une grande utilité, mais qu'on pense à elle peut être un réconfort moral.
Avec JP, nous n'étions pas de la même compagnie à Coët, pas de la même arme, mais nous avons commandé notre régiment au même moment et j'ai assisté à sa prise de commandement.  La solidarité entre BiBirs est bien entendu la première motivation de ma sympathie envers la famille.

Henri DRATCH







Te souviens-tu ami VOLA? C'était il y a vingt ans après notre sortie de CYR, c'était il y a vingt ans, c'était au Liban du Sud. Tu étais patron du LOG BAT à NAKOURA j'étais chef d'équipe d'observateurs de l'ONU ST, chez les Fidjiens. Nous avions partagé un repas  et beaucoup échangé dans le bataillon que tu commandais.
De Là-haut pense à ce moment privilégié que nous avions partagé sous les beaux cieux du Levant.

Un petit co de la 4/4 qui n'oublie pas et prie pour toi

Guy ROUX






Chers amis,

Malheureusement je ne pourrai pas être présent en France pendant la cérémonie de dernier au revoir de la promo a notre camarade J’aurais voulu être présent et rendre un hommage particulier à Jean-Pierre moi-même, mais malheureusement

Je ne suis pas en mesure de le faire à cause de mes responsabilités professionnelles. Je voudrais que mon message soit transmis à la promotion ainsi que son épouse.

Mes Amitiés

  Dr. Massoud Sharif







Merci de ton efficacité à faire circuler l'information même si elle sème la tristesse et nous rappelle brutalement  notre destin de mortel.  
De garde à Toulon auprès de nos petits enfants, nous ne pourrons nous joindre à la Promo, je le regrette car j'avais beaucoup d'estime pour JP. J'ai envoyé un message à son épouse. Que Dieu le garde, et la bénisse pour adoucir sa douleur.
Très cordialement, et encore merci.

Pierre Meaudre.







Merci de ton message qui ne me surprend guère, hélas!
Même si mes relations avec Jean-Pierre n'étaient pas suivies au jour le jour, elles avaient toujours l'empreinte de notre amitié liée à la 4/3.
Bien sûr je prie pour lui et pour sa famille. Je ferai tout mon possible pour l'accompagner au jour fixé.
Amitiés,

François Lefebvre.






Catastrophe d'apprendre cette terrible nouvelle et d'être parti un jour trop tôt de La Rochelle, mais je ne pouvais pas faire autrement. J'adresse a son épouse qui supporte cette épreuve avec tant de courage, toute ma sympathie et mes sincères condoléances .

DREVON

 




Que toute sa famille soit assurée de mes prières et aussi de ma tristesse.

Dominique PROT





Je suis très intimidé, maladroit et impuissant devant la souffrance. Je ne peux que faire savoir à Jean-Pierre que je pense à lui et que c’est grâce à ce réseau d’amitié et de fraternité d’armes.

Mac Lavarde






Nous n'avons pas du tout suivi le même chemin et aucun souvenir de carrière ne nous est commun. J'ose l'avouer, j'ai réellement refait ta connaissance en octobre 2001 lors de l'AG de Bordeaux. Je tentais timidement, à cette occasion, de faire passer dans les esprits le principe d'un site Internet promo. D'emblée, avec Philippe Chatenoud, vous m'avez spontanément accordé votre soutien et très rapidement par la suite, ton aide efficace.  Avec tes conseils judicieux, tout s'est remarquablement articulé et, au moment où on devait se rencontrer à La Rochelle, grâce à AUDRY, pour mettre au point  en mai 2002, un projet commun de fonctionnement, ta  maladie a tout fait basculer. Je dois reconnaître qu'à l'époque, je me suis senti quelque  peu  isolé et surtout angoissé de ne plus pouvoir compter sur toi. Pourtant, malgré ta souffrance, tu as poursuivi  ton implication pratiquement jusqu'au bout et je sentais dans ta correspondance que cela pouvait  même t'aider à la surmonter. Fin décembre, après un dernier message d'adieu, tu connaissais bien évidemment l'imminence de l'échéance, tu es parti et depuis, ton silence "On-line" m'est très lourd à supporter. Pour la première fois de son existence, le site Bir-Hakeim est en deuil. Alors si des fois, depuis là-haut, Saint Michel que tu connais bien, peut te procurer une bécane, même un peu ancienne, n'hésite pas, je reste à l'écoute.

Salut Jean-Pierre

Pierre Marchal


 
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