10 juin - Bir-Hakeim

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10 juin

L'Histoire
Mercredi 10 juin

Le Général a décidé, ce matin, sur l’ordre du commandement britannique, d’évacuer Bir-Hakim la nuit suivante. Les Allemands lancèrent de violentes attaques avant midi. Une de ces attaques particulièrement dangereuse fut brisée par l’action des chasseurs de la Royal Air Force qui, volant en rase motte, mitraillèrent les assaillants. La résistance de Bir-Hakim devait exaspérer l’ennemi. A treize heures cent Stukas vinrent en un seul vol lâcher sur le secteur Nord de la position 50 tonnes de bombes. D’immenses colonnes de fumée et de poussière obscurcissaient le ciel tandis que l’infanterie attaquait sans relâche dans le Nord. Deux chars parvinrent à pénétrer dans la position. L’un fut détruit, l’autre battit en retraite. Les batteries ennemies à l’Est durent à un moment, cesser de tirer sur Bir-Hakim pour répondre aux batteries de la brigade anglaise qui les attaquaient. Mais du Nord, de l’Est et du Sud, le feu de l’artillerie ennemie restait aussi violent. Toutes les pièces disponibles, tous les calibres étaient utilisés jusqu’aux mitrailleuses qui effectuaient des tirs indirects et aux canons antichars de petits calibres dont les obus construits pour éclater en rencontrant un blindage ricochaient sur le sol sans exploser.




A 17 heures, l’ordre d’évacuation a été communiqué à la brigade. Les ordres du général Koenig sont que la garnison, brisant l’encerclement , s’ouvrira à travers les lignes ennemies et de vive force un chemin, les armes à la main. La nouvelle fut accueillie avec une satisfaction générale. Depuis huit jours les nerfs étaient soumis à rude épreuve. Les effets des bombardements aériens et la fatigue des combats commençaient à se faire sentir et la sensation étouffante de l’encerclement était devenue insupportable. On savait que la sortie serait une opération risquée et difficile, mais ces risques, tous étaient prêts à les prendre avec joie plutôt que de tomber entre les mains de l’ennemi ou de succomber devant un assaut massif qui trouverait la garnison privée de l’eau et des munitions indispensables pour continuer la défense de la place.
A ce jour, 140 militaires français sont morts pour la France en Afghanistan, en Somalie, au Mali ,au Levant et en Centrafrique
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