L'Egypte - Bir-Hakeim

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L'Egypte

L'Histoire
Par une pluie torrentielle, le Groupement tactique qui prend le nom de '' 1ère Brigade Française Libre indépendante'' se met en route le jour de Noël, les inondations en Palestine ont retardé le départ. Ce jour-là, le Général de Gaulle parle à la radio aux enfants de France, terminant ainsi son message d'espoir :
''Vous souffrez parce que l'ennemi vous dit et vous fait dire que vous êtes des fils et filles  de vaincus, Eh bien! moi, je vais vous faire une promesse de Noël ; « Chers enfants de France vous recevrez bientôt une visite, la visite de la Victoire. Ah comme elle sera belle, vous verrez. »

La pluie persistante qui accompagne la Brigade depuis Homs se transforme en neige au cours du trajet: à quelques kilomètres de Damas, le bivouac est installé dans des champs labourés transformés en piscines. Le 28 décembre, la frontière d'Egypte est franchie, une éclaircie permet d'admirer la vue splendide du lac de Tibériade qui s'offre à nous.
Le 30 décembre le canal de Suez est traversé et le 1er Janvier 1942 le campement est dressé à Mena aux pieds des Pyramides. Le séjour est bref, le tourisme n'étant pas le but de l'expédition, dès le lendemain la brigade reprend son mouvement par mauvais temps à destination d'El-Daba où dans le camp de Sanvet Gebir, à trois cent cinquante kilomètres du Caire, et déjà en plein désert, elle retrouve le détachement précurseur du Capitaine Messmer. Les hommes montent les tentes sur un terrain nu, boueux où les camions s'enlisent. Il fait froid et le vent d'ouest lance au visage des rafales de pluie.
Le 6 Janvier, enfin, le soleil revient un instant et avec lui apparaissent des myriades de mouches, plus nombreuses mais aussi tenaces que des mendiants égyptiens.


Le Général Holmes, Commandant les troupes d'Egypte vient ce jour-là inspecter la Brigade. A l'entrée du camp la Clique et une Compagnie de Légion lui rendent les honneurs. Il passe un long moment dans le camp, questionne les hommes: rien ne lui échappe, la propreté, la discipline, le moral. A la fin d'une longue et minutieuse inspection, il félicite pour la bonne tenue de son Unité le Général de Larminat qui exerce le commandement de la Brigade en l'absence du Général Koenig souffrant d'une angine, hospitalisé au Caire. En fait, le Général de Larminant est responsable des ''Forces Françaises du désert oriental'' qu'il appelle ''Force L'' d'après l'initiale de son nom, réduites pour l'instant à cette Brigade plus un Peloton d'automitrailleuses.

Lorsque le titulaire, le Général Koenig, revient le 9 Janvier, il ne peut que prendre, non sans une pointe de regret amer, la fonction d'adjoint au général qui commande ''sa'' Brigade, et le mauvais temps contribue à le rendre maussade.
Déjà, lors de notre passage à Amiriya, les Yougoslaves qui gardent les prisonniers allemands se plaignaient de la pluie ''qui tombe sans arrêt depuis trois semaines dans ce fichu pays, ils appartiennent aux cohortes de Tito et portent au calot une grosse étoile rouge en laine; notre aumônier, l'Abbé Malec, yougoslave lui aussi, sert d'interprète.
A ce jour, 132 militaires français sont morts pour la France en Afghanistan, en Somalie, au Mali ,au Levant et en Centrafrique
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