Le camp britannique - Bir-Hakeim

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Le camp britannique

L'Histoire
Dans la première semaine du mois de Mai, la mise en défense de Bir-Hakeim est terminée, et l'inaction pèse sur le moral des hommes. Dès le 3, les effets d'une tornade épouvantable se font sentir, un vent du Nord violent sévit poussant devant lui une sombre muraille de sable; l'atmosphère change, la tempête augmente sans cesse, les hommes sont pris dans un épais nuage de poussière qui les submerge et les aveugle: ils mangent du sable, ils respirent du sable. La chaleur étouffante énerve, irrite et pendant quatre jours il est impossible de dormir et de se nourrir.
Le 10 Mai, la fraîcheur revient enfin, apportant un peu de quiétude, cependant perturbée par des inspections d'officiers généraux. Nous savons désormais que le Commandement prépare minutieusement une offensive pour la reconquête de la Libye. Du matériel est arrivé en grand secret, chars Grant et canons antichars, les services logistiques fonctionnent bien maintenant, des vivres sont stockés et le pipe-line d'eau avance.

Le Général Koenig fait alors connaître aux cadres sa confiance dans l'avenir, et aux impatients que le combat est proche. Effectivement, au cours de la semaine suivante, le Général Ritchie, commandant la VIIIème Armée, diffuse l'ordre préparatoire à une action offensive dont le déclenchement doit avoir lieu, à bref délai, avec la participation de la 1ère Brigade Française.


Autour du général Koenig
De gauche à droite : Le colonel LAURENT-CHAMPROZAY, le commandant MASSON, le capitaine JACQUIN  et le commandant THOREAU se concertent

Quelques jours s'écoulent, et les intentions du Commandement Britannique évoluent en fonction des renseignements obtenus sur l'ennemi, celui-ci a reçu des renforts, des mouvements importants vers le Sud sont signalés. L'attaque allemande est imminente et les commentaires ajoutent qu'étant donnée la puissance des réserves blindées, ce sera un ''suicide'' .

Le Vendredi 22 Mai, la VIIIème Armée fait savoir que l'emploi des gaz est à craindre, alors la Brigade s'entraîne au port du masque, heureusement la bise glaciale qui souffle sur le plateau, au petit jour, permet de supporter facilement cette épreuve. Le lendemain, le Général Ritchie considère qu'une manoeuvre ennemie, débordant Bir-Hakeim par le Sud, est à envisager ; pour s'y opposer il donne l'ordre à la 3ème brigade motorisée indienne de s'installer au Sud-ouest de la position tenue par les Français. Le Bataillon du pacifique est désigné pour prendre la place quittée par les Hindous dans la zone des dépôts d'El-Adem. Les reconnaissances sont faites, les véhicules arrivent des Échelons B, et le départ est fixé au 26 Mai.
L'ennemi en décide autrement, il attaque ce jour là.

A ce jour, 132 militaires français sont morts pour la France en Afghanistan, en Somalie, au Mali ,au Levant et en Centrafrique
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