Les français libres - Bir-Hakeim

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Les français libres

L'Histoire
Les Français libres

De nombreux réservistes se sont joints aux officiers d'active pour former l'État-major de la Brigade: parmi eux un assureur et un architecte venus d'Égypte, un directeur de plantations de café parti du Cameroun. La Compagnie du Quartier Général 51 et les divers Services (Hôpitaux, Ateliers, Intendance, etc...) composent une belle mosaïque de races: il y a des européens, quelques Antillais, et des Cipayes de Pondichéry, des conducteurs indochinois et cambodgiens, du personnel venu de toute l'Afrique Noire, et pour finir, des Libanais et des Syriens qui ont été recrutés au Levant.

Naturellement, les Armes présentent la même diversité :
Aux Transmissions des Légionnaires opèrent aux côtés de Marins et de techniciens civils. Dans le Train des équipages nombreux sont les jeunes Français, échappés de France pour répondre à l'Appel de la France Libre, âgés à l'époque de dix-sept à vingt ans.
Les cadres de l'Artillerie sont choisis parmi les techniciens: ce sont des militaires de carrière, des ingénieurs du canal de Suez, des colons et des prospecteurs d'Afrique ; on compte de nombreux polytechniciens parmi eux. Quant aux servants, ce sont des Malgaches ralliés en Syrie, des Congolais, des Sénégalais qui ont suivi leurs chefs en Afrique Équatoriale, toutes les tribus d'Afrique sont représentées: bien sûr il y a des Français venus de Grande-Bretagne, et aussi des natifs de l'Île Maurice, notre ancienne ''Île de France''
La défense contre avions a été confiée aux Fusiliers-Marins. Au Bataillon, qui a repris les traditions des héros de Dixmude, des inscrits maritimes et de jeunes Français, en majorité Bretons, ont rejoint les matelots des Corvettes du Commandant Detroyat, défenseurs de Dunkerque et ceux des équipages des navires qui n'ont pu être armés.


La  Compagnie de Sapeurs Mineurs est constituée de Français, de Libanais et de Nord-Africains.
La Brigade est dotée de quatre Bataillons d'Infanterie. Les Tahitiens, Calédoniens n'ayant jamais vu la mère Patrie, les Caldoches et les Créoles d'Océanie sont rassemblés au sein du Bataillon du Pacifique n°1.
Le Bataillon de Marche n°2 est venu au secours de la France avec un microcosme de l'Oubangui-Chari : Africains, les fétichistes avec leurs sorciers et les catholiques avec le Révérend père Michel un Spiritain, militaires de carrière et colons industrieux, administrateurs et commerçants, les ''compradors''.

''Passant, va dire à la France que la Légion Etrangère est là''
disait le 14 Juillet 1940, à Londres le Capitaine Amilakvari à la première revue de la France Libre. Les 2ème et 3ème  Bataillons de la 13ème  Demi-brigade de la Légion Etrangère ayant reçu le renfort de nombreux Légionnaires ralliés du Régiment du Levant sont prêts pour le combat.
Le Bataillon d'Infanterie de Marine apporte à la Brigade une Compagnie anti-chars et deux Compagnies de reconnaissance portées sur camionnettes légères Morris. Les Marsouins qui les composent ont appartenu pour la plupart, en 1940, au 24ème Régiment d'Infanterie Coloniale. Ils ont rejoint les F.F.L. les uns à Chypre qu'ils défendaient, les autres se sont échappés de Syrie. Tous ont combattu soit à Tobrouk soit à Massaouah.
Enfin une Compagnie Nord-africaine, à six sections réunit des Algériens, des Marocains et des Tunisiens qui portent à leur calot bleu l'insigne à Croix de Lorraine soutenue par un croissant qui porte leur fière devise « Vae victis ».

Ces hommes de toutes races, opinions et confessions, venus volontairement de tous les coins de France et de son Empire, ont choisi de partager l'incertitude et l'angoisse des combats pour sauver la France. Nos alliés britanniques forment la ''Mission de liaison, et l'Hôpital Hatfield Spears compte dans ses effectifs des ''nurses'' et des conductrices volontaires bénévoles anglaises appelées ''spearettes''. Des quakers servent aussi comme infirmiers dans cette formation sanitaire qui s'est donné le nom de « drôle d'équipe ».
Enfin, douze ambulanciers appartenant à ''l'American Field Service'' complètent le Groupe Sanitaire Divisionnaire.
A ce jour, 132 militaires français sont morts pour la France en Afghanistan, en Somalie, au Mali ,au Levant et en Centrafrique
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