Le 1er RAMA - Bir-Hakeim

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Le 1er RAMA

L'HISTOIRE

1er Régiment d'Artillerie de Marine



"ALTER POST FULMINA TERROR"
"L'autre terreur après la foudre"

Le 1er RAMa est décoré de la légion d'honneur, de la croix de la libération, de la croix de guerre 14-18 avec 2 palmes, de la croix de guerre 39-45 avec 3 palmes. Il porte 2 fourragères : l'une aux couleurs du ruban de la croix de guerre 14-18, l'autre (depuis le 18 juin 1996) aux couleurs de la croix de l'ordre de la libération




L'étendard du 1er R.A.Ma. porte 14 inscriptions, qui rappellent les combats où s'est illustré le régiment :


Lutzen 1813
Mexique 1838-1863
Sébastopol 1855
Bazeilles 1870
Sontay-Langson 1883-1884
Dahomey 1892
Madagascar 1895
La Somme 1916
Champagne 1915-1918
Bir-Hakeim 1942
El Alamein 1942
Takrouna 1943
Garigliano 1944
Colmar 1945

Le 1er Régiment d'Artillerie de Marine possède une solide identité qui s'appuie sur un riche passé et des moyens performants. Fort de son double héritage de canonnier embarqué ou à terre, le 1er RAMa participe tant en métropole qu'au delà des frontières, aux principales campagnes militaires qui jalonnent l'histoire de notre pays de ces deux derniers siècles.
Aujourd'hui fédéré autour de sa mission d'appui-feu sol-sol et les yeux tournés vers l'outre-mer, le régiment est capable dans un combat classique, de délivrer des feux massifs, rapides et puissants au profit des régiments de mêlée de la 2eme Brigade Blindée.il s'articule en une batterie de commandement et de logistique, une batterie d'opérations, une batterie de base et d'instruction, une Unité de réserve de régiment professionnel, et de quatre batteries de tir équipée chacune de huit canons automoteurs de 155mm AUF1 associés au système ATILA






Missions
Appuyer tout ou partie d'une Brigade Inerarmées engagée en opération.
Mettre sur pied dans le cadre de relève planifiée, un module de force destiné à être projeté
Projeter sur un thèatre d'opération extérieur, avec ou sans moyens organiques, du personnel
Mettre sur pied, sur un théatre intérieur, sans moyens organiques, du personnel au sein d'un dispositif vigipirate ou autre,
Mettre sur pied ,dans le cadre de la capacité d'intervention un module de force destiné à être projeté et à assurer sa mission principale ou une mission de défense terrestre : sur un théatre extérieur avec moyens organiques (GA8 ou GA16) et sur un théatre intérieur sans moyens organiques (EIZD)...

OPERATIONS EXTERIEURES





1995/1996 : projection sur deux mandats d'un groupe d'artillerie à 16 pièces de 155mm en Bosnie-Herzégovine dans le cadre de l'IFOR puis de la SFOR.
1999 : l'artillerie de la brigade Leclerc est fournie par le régiment à hauteur de 8 pièces de 155mm. Ce Bataillon d'Artillerie de Marine du Kosovo (BAMaK) participe à l'entrée dans la province serbe en juin.
2000 : le régiment fournit la section d'appui mortiers du bataillon d'infanterie mécanisée au Kosovo.
une section d'appui mortiers au Kosovo (opération Trident).
une section d'appui mortiers au Tchad (opération Epervier).

COMPAGNIES TOURNANTES
2000 : une compagnie TTA projetée en Nouvelle-Calédonie au RIMaP/NC.
2001 : une compagnie TTA à la Réunion au 2ème RPIMa.
MANŒUVRES / EXERCICES
1999 : des observateurs d'artillerie en Slovaquie.
2000 : une section d'appui mortiers en Bulgarie.


Historique du 1er RAMa

ll est le lointain héritier des cent Compagnies Franches Ordinaires de la mer créées par le Cardinal de Richelieu en 1622, et destinées au service à bord des bateaux de la flotte française. Soucieux d'améliorer l'organisation de la marine et des Troupes de Marine en particulier, Richelieu créé en 1626 le régiment " La Marine " à partir de quelques compagnies Ordinaires. C'est ce régiment qui prend notamment part, avec d'autres troupes, au siège de La Rochelle en 1628, où s'est illustré le cardinal de Louis XIII.
Après la mort de Richelieu, c'est un autre grand ministre, Colbert, qui va s'attacher à mieux organiser la flotte française. C'est par l'ordonnance de 1669 qu'est créé le régiment " Royal Marine " destiné au service des ports et de la flotte. Attaché à la Marine depuis sa création, ce régiment passe au ministère de la Guerre en 1671. Il s'agit là du premier passage des bigors de la Marine à l'Armée de Terre.
En 1692 est fondé le corps royal d'artillerie de la marine. Beaucoup y voient là l'origine officielle de l'artillerie de marine et de fait, du 1er RAMa.

En 1803, un régiment est créé au sein du Corps d'Artillerie de la Marine. Il participe aux guerres napoléoniennes, notamment aux campagnes de Saxe (1813) et de France (1814). Le régiment s'illustre entre autre à la bataille de LUTZEN (1ere inscription à l'étendard) : vainement la masse des cavaliers prussiens de Wingerode va tenter d'enfoncer les carrés formés par les marins de la division Compans qui couvre le village de Starsiedl. Toutes les charges des escadrons alliés se brisent sur les baïonnettes des artilleurs de marine, dont la conduite les rendra dignes d'être considérés avec ceux de la garde comme les meilleurs soldats de l'armée. Des régiments d'artillerie de la marine, le 1er est le plus éprouvé. Il a perdu dans cette bataille un tiers de son effectif. Le colonel Emond d'Esclevin, son chef de corps, est au nombre des victimes.











En 1838 et 1863, le régiment participe aux campagnes du MEXIQUE (2ème inscription à l'étendard).
En 1854-1855, le régiment prend part à la guerre de Crimée et au siège de SEBASTOPOL (3ème inscription à l'étendard).







En 1870, le régiment forme l'artillerie de la Division de Marine (ou division bleue), qui regroupe 4 régiments d'infanterie de marine. Celle-ci se couvre de gloire à BAZEILLES (4ème inscription à l'étendard) les 31 août et 1er septembre. La commémoration des combat de Bazeilles est célébrée chaque année par les Troupes de Marine, dont c'est la fête.








De 1883 à 1885, le régiment s'embarque pour le Tonkin. Fin 1884, le général Brière de l'Isle a pour objectif de dégager le delta du fleuve rouge des bandes de pirates chinois et des pavillons noirs. Les opérations ont tout pour être difficiles : dans cette région montagneuse, les Chinois ont construit de nombreux forts protégés depuis les hauteurs. Toutefois, le régiment d'artillerie de la marine surclasse l'artillerie ennemie et les Français peuvent alors se frayer un chemin jusqu'à SONTAY et LANGSON (5ème inscription à l'étendard).







En 1892, le régiment combat au DAHOMEY (6ème inscription à l'étendard).
En 1894 et 1895, une expédition importante est menée par le général Duchesne contre les tribus Hovas à MADAGASCAR (7ème inscription à l'étendard). Trois batteries du régiment y participent. Une opération déclenchée en septembre 1895 pour prendre Tananarive où les Hovas se sont retranchés avec de l'artillerie. Les tirs de nos batteries permettent de forcer le passage et l'infanterie de marine s'empare de la ville.


En 1900, le régiment devient le 1er Régiment d'Artillerie Coloniale (RAC).
En 1910, l'étendard est décoré de la croix de la Légion d'Honneur. C'est le premier régiment d'artillerie à recevoir cette décoration.





Au cours de la première Guerre Mondiale, les bigors du 1er RAC participent aux nombreuses batailles de la 2ème Division d'Infanterie Coloniale et notamment aux batailles de CHAMPAGNE (8ème inscription à l'étendard) en 1915 et 1918 et de la SOMME (9ème inscription à l'étendard) en 1916. Le régiment prend également part à l'offensive du Chemin des Dames de juillet à décembre 1917. La conduite héroïque des bigors dans des conditions souvent épouvantables vaut au 1er RAC deux citations à l'ordre de l'armée qui se traduisent par l'obtention de la Croix de Guerre 1914-1918 avec deux palmes.






En 1940 le régiment est dissout après l'armistice.
En décembre 1941, le chef d'escadron LAURENT-CHAMPROSAY forme le 1er Régiment d'Artillerie des FFL (RAFFL) à partir des éléments d'artillerie coloniale ralliés au général de Gaulle. Sous son commandement, le régiment s'illustre à BIR-HACKEIM (10ème inscription à l'étendard) en 1942. Il appuie les bataillons d'infanterie de la 1ère Division Française Libre en harcelant l'ennemi. La part du régiment dans le succès du siège est prépondérante. Suivent les combat d'EL-ALAMEIN (11ème inscription à l'étendard), de Tunisie où le régiment fait sauter le verrou de TAKROUNA (12ème inscription à l'étendard) et d'Italie où le régiment s'illustre au GARIGLIANO (13ème inscription à l'étendard) avant de perdre son chef de corps devenu lieutenant-colonel à la bataille de Radicofani. Enfin, le 1er RAFFL participe à la prise de COLMAR (14ème inscription à l'étendard) en 1945. Le régiment est cité trois fois à l'ordre de l'armée et reçoit la Croix de Guerre 1939-1945. Il est également fait Compagnon de la Libération.


Guerre 1939-1945

En février 1942, la 3ème batterie, commandée par la capitaine GUFFLET, est installée dans le réduit de Bir-Hakeim. Une partie se trouve dans le quartier des Mamelles au Nord-ouest et l'autre à l'ouest. Le 27 mai, elle ouvre le feu au Nord-est sur des éléments ennemis avancés. Le 10 juin, c'est le repli. Le capitaine GUFFLET est tué d'une balle en plein cœur au moment où il dit au chef d'escadron Laurent Champrosay : " toutes les balles ne tuent pas ". Le régiment continue le combat en Tunisie. Début mai, il arrive face au massif de Takrouna. La batterie intègre un détachement de poursuite qui entre en action au moment où les allemands décrochent et qui parachève leur déroute par une opération de " nettoyage ".

Les allemands lancent une violente offensive en janvier 1945 pour reprendre Strasbourg en massant des troupes dans la poche de Colmar. Le 7, l'attaque allemande, menée par la 198ème division d'infanterie et la brigade blindée " Feldhernhalle " arrive au sud de Strasbourg, dans le secteur de Rossfeld et d'Herbsheim. Dans ce dernier village se trouve la 3ème batterie en position avec ses quatre pièces de 105 HM2, commandée par le sous-lieutenant RAVIX, le capitaine RIVIE étant en liaison avec le BM21. L'affrontement débute à 10 h. Les observatoires isolés signalent par radio la manœuvre de chars allemands de 60 t, les Koenigstiger (titre royal), armés de canons de 88, dernière création et orgueil des corps blindés allemands. Pendant 4 jours les combats sont acharnés. Le 1er jour, deux pièces sont mises hors service dès la 1ère demi-heure. Il y a déjà 5 tués dont 2 adjudants et 15 blessés. L'aspirant CANY, peu après, réussit à abattre un char allemand et à toucher un transport de troupes semi-chenillé. Les chars allemands décident de reculer et appuient une attaque d'infanterie qui ne sera arrêtée qu'à 60 m des pièces. A 4 h du matin, la batterie subit une violente attaque. Le PC doit être évacué, le combat se fait maison par maison. Pendant 3 jours, le village d'Herbsheim est attaqué mais la position reste intacte. Le courage et l'efficacité de la batterie sont récompensés par une citation à l'ordre de la division par le général de brigade GARBAY, commandant la 1ère DFL :
" En position avancée à Herbsheim a subi aux côtés de l'infanterie, le 7 janvier 1945, l'assaut des troupes allemandes. Attaquées à 9 heures par un bataillon d'infanterie ennemie appuyée par 13 chars, a détruit un char tigre et un transport de troupes semi-chenillée. Au cours d'un combat acharné a eu successivement trois pièces sur quatre détruites par l'ennemi; Malgré ses pertes s'élevant à quatre tués et 18 blessés, a réussi à briser l'attaque ennemie devant les barbelés, placés à 150 m de la batterie en débouchant à 0 sur l'assaillant et en se servant de ses mitrailleuses de 12,7 mm tandis que les servants valides des pièces détruites tiraient sans arrêt au fusil."



 
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